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jeudi 30 décembre 2010

RÉSOLUTIONNERA OU RÉSOLUTIONNERA PAS POUR 2011?

Quelles seront vos résolutions pour 2011?

Ici aucune...ou presque!

Pour 2011 je vais plutôt me concentrer sur 5 choses en particuliers:

1. Prendre le temps de me recueillir (merci à une amie de me remettre dans cette perspective de succès...)
2. Me reposer
3. Penser à moi et mon couple en trouvant le temps d'en prendre soin
4. Continuer à travailler fort avec mon fils
4. Continuer à être une maman présente pour mini Lyli (elle a le droit à sa maman en totalité et à temps plein elle aussi. )
5. Lâchez prise sur tout: la vie en général, le ménage, les innocents de ce monde, les blessures gratuites subites, etc...

5 trucs (en fait 6, car mes 2 enfants ont chacun leur point mais en égal importance...) qui vont de pair l'une avec l'autre. Chaque truc dépendant l'un de l'autre. Chaque truc étant le succès de l'autre. Alors en bout de ligne il n'y a pas un plus important que l'autre.

2010 a été une année très difficile. 2011 le sera tout autant sinon plus. Mais en étant en harmonie avec mes 5 trucs, peut-être que je vais parvenir à mieux la vivre cette nouvelle année.

Je ne suis tellement pas du genre à faire un million de résolutions. De toute manière je n'y crois pas. Je suis plus du genre à me faire un plan de match pour l'année et voir ce qui arrivera. Mon contrat est donc les 5 points énumérés plus haut. Mon bonus sera d'être peut-être plus en harmonie avec moi-même et surtout plus heureuse dans cette vie  et ses à-côtés qui m'ont été attribué, parfois, sans mon consentement...

La bulle à Zak vous souhaite donc une année 2011 des plus merveilleuses, remplie de joies, de paix et de santé. Pour 2011 je nous souhaite de nombreuses victoires personnelles, familiales et surtout de la part de nos petits amours extra-or-de-l'ordinaires.

BONNE ANNÉE 2011!!!




mardi 28 décembre 2010

NE NOUS PLEUREZ PAS par Jim Sinclair

DÉSOLÉE LE TEXTE EST COUPÉE, ALLEZ CLIQUER SUR LA SOURCE EN BAS DU TEXTE ET VOUS POURREZ LE LIRE EN ENTIER. DÉSOLÉE DE CET INCONVÉNIENT.

 

Accepter l'autisme

Ne nous pleurez pas.

J. Sinclair
Cet article a été publié dans la lettre d'information de "Autism Network International ", "Our Voice", Volume l, Numéro 3, 1993. Il s'agit de la ligne générale d'un exposé fait par Jim Sinclair, un autiste de haut-niveau, à la conférence internationale sur l'Autisme à Toronto. II s'adresse principalement aux parents.
Les parents racontent souvent que d'apprendre que leur enfant était autiste fut la chose la plus traumatisante qui ait pu leur arriver. Les personnes non autistes voient l'autisme comme une grande tragédie, et les parents connaissent une déception et un chagrin permanent à toutes les étapes du cycle de vie de l'enfant et de la famille.
Mais ce chagrin ne provient pas de l'autisme de l'enfant en lui-même. C'est le chagrin de la perte de l'enfant normal que les parents avaient espéré et attendu. Les attitudes et les attentes des parents, et l'écart entre ce que les parents attendent des enfants à un âge particulier et le développement réel de leur propre enfant, provoquent plus de stress et d'angoisse que les problèmes pratiques de la vie avec une personne autiste.
Une certaine dose de chagrin est naturelle afin que les parents s'adaptent au fait qu'un événement et une relation qu'ils avaient attendus avec joie ne va pas se réaliser. Mais ce chagrin à propos d'un enfant normal qu'ils avaient imaginé doit être différencié des perceptions qu'ont les parents de l'enfant qu'ils ont réellement: l'enfant autiste, qui a besoin du soutien des adultes et qui peut établir des relations pleines de sens avec ces adultes si on lui en donne l'occasion. Le fait de se focaliser sur l'autisme de l'enfant comme source de chagrin est dommageable tant pour les parents que pour l'enfant, et cela empêche l'acceptation et la relation authentique entre eux. Pour leur propre intérêt et pour l'intérêt de leur enfant, j'encourage les parents à changer radicalement leurs perceptions de ce que signifie l'autisme.
Je vous invite à regarder notre autisme, et à regarder votre chagrin de notre point de vue :

 
L'autisme n'est pas quelque chose qu'une personne a, ou une "coquille" dans laquelle une personne est enfermée. Il n'y a pas d'enfant normal caché derrière l'autisme. L'autisme est une manière d'être. Il est envahissant; il teinte toute expérience, toute sensation, perception, pensée, émotion, tout aspect de la vie. Il n'est pas possible de séparer l'autisme de la personne... et si cela était possible, la personne qui vous resterait ne serait pas la même personne que celle du départ.
C'est important, aussi prenez un moment pour y réfléchir : l'autisme est une manière d'être. Il n'est pas possible de séparer la personne de l'autisme.
Aussi, quand les parents disent,
"Je voudrais que mon enfant n'ait pas d'autisme" ce qu'il disent vraiment, c'est : "Je voudrais que l'enfant autiste que j'ai n'existe pas, et avoir un enfant différent (non-autiste) à la place. "
Relisez cela. C'est ce que nous entendons quand vous dites être affligés par notre existence. C'est ce que nous entendons quand vous priez pour une guérison. C'est ce que nous comprenons quand vous parlez de vos espoirs et de vos rêves les plus chers en ce qui nous concerne : que votre plus grand souhait est qu'un jour, nous cessions d'être et que des étrangers que vous puissiez aimer apparaissent derrière nos visages.


L'autisme n'est pas un mur impénétrable
Vous essayez d'entrer en contact avec votre enfant et l'enfant ne réagit pas. Il ne vous voit pas; vous ne pouvez pas l'atteindre; il n'y a rien qui passe. C'est la chose la plus dure à supporter, n'est ce pas ?
La seule chose, c'est que ce n'est pas vrai.
Reconsidérez cela : vous essayez d'entrer en contact de parent à enfant, et vous utilisez pour cela votre propre compréhension des enfants normaux, vos propres sentiments sur la parenté, vos propres expériences et intuitions à propos des relations. Et l'enfant ne réagit d'aucune manière que vous puissiez reconnaître comme faisant partie de ce système.
Cela ne veut pas dire que l'enfant est totalement incapable d'avoir des contacts. Cela signifie seulement que vous adoptez un système commun, une compréhension commune de signes et de significations qu'en fait l'enfant ne partage pas. C'est comme si vous tentiez d'avoir une conversation amicale avec quelqu'un qui ne comprend pas votre langue. Bien entendu, la personne ne comprendra pas de quoi vous parlez, ne répondra pas de la manière que vous espérez, et trouvera peut-être bien toute l'interaction déroutante et déplaisante.
Il faut faire plus d'efforts pour communiquer avec quelqu'un dont la langue maternelle n'est pas la même que la vôtre. Et l'autisme est ancré plus profondément que la langue et la culture; les personnes autistes sont des "étrangers" dans quelque société que ce soit. Vous allez devoir abandonner vos hypothèses sur le partage des significations. Vous allez devoir apprendre à revenir à des niveaux bien plus élémentaires que vous n'auriez probablement jamais imaginés auparavant, à traduire, et à vous assurer que vos traductions sont bien comprises. Vous allez devoir abandonner la certitude, venant du fait d'être sur votre propre territoire familier, que vous savez prendre soin de votre enfant, et laisser votre enfant vous apprendre un peu de son langage, et vous guider un peu vers son monde à lui.
Et le résultat, si vous réussissez, ne sera pas encore une relation parent-enfant normale. Votre enfant autiste peut apprendre à parler, peut avoir une scolarité ordinaire, peut aller au collège, conduire une voiture, vivre de manière indépendante, avoir un métier... il n'aura jamais avec vous les mêmes relations qu'ont les autres enfants avec leurs parents. Votre enfant peut aussi ne jamais parler, peut aller dans une école d'enseignement spécial et travailler en atelier protégé ou être placé dans une institution, il peut avoir besoin, sa vie durant, de soins et de supervision... sans pour autant être complètement hors d'atteinte pour vous. Nos manières d'entrer en relation sont différentes. Insistez sur les choses que vos attentes considèrent comme normales, et vous rencontrerez de la frustration, de la déception, du ressentiment, peut-être même de la rage et de la haine. Approchez respectueusement, sans préjugés, et ouverts à apprendre de nouvelles choses, et vous trouverez un monde que vous n'auriez jamais pu imaginer.
Oui, cela demande plus d'efforts que d'entrer en relation avec une personne non autiste. Mais c'est possible... à moins que les personnes non autistes soient bien plus limitées que nous dans leurs capacités à communiquer. Nous passons notre vie entière à le faire. Chacun d'entre nous qui apprend à vous parler, chacun de nous qui réussit à fonctionner un tant soit peu dans votre société, chacun de nous qui arrive à sortir de lui-même et à établir le contact avec vous, opère en territoire étranger, entre en contact avec des êtres étranges. Nous passons notre vie entière à faire cela. Et après, vous nous dites que nous ne sommes pas capables d'entrer en relation.

L'autisme n'est pas la mort
Pour sûr, l'autisme n'est pas ce à quoi la plupart des parents s'attendent ou ce qu'ils espèrent quand ils anticipent l'arrivée d'un enfant. Ce qu'ils espèrent, c'est un enfant qui sera tout comme eux, qui partagera leur monde et communiquera avec eux sans que cela nécessite un entraînement intensif sur le terrain en matière de contacts avec des étrangers. Même si leur enfant présente un handicap autre que de l'autisme, les parents espèrent être capables d'entrer en relation avec cet enfant avec des mots qui leur semblent normaux; et dans la plupart des cas, même en tenant compte des limites de nombreux handicaps, il est possible de créer le genre d'attachement que les parents avaient espérés.
Mais pas quand l'enfant est autiste. Une grande partie de l'affliction des parents est due à l'absence d'apparition de la relation qu'ils espéraient avec un enfant normal. Ce chagrin est très réel, et il faut s'y attendre et le gérer pour que les personnes puissent continuer leur vie...
Mais cela n'a rien à voir avec l'autisme.
Cela revient en fait à ce que vous espériez quelque chose qui était terriblement important pour vous, et que vous l'envisagiez avec une grande joie et une grande excitation, et peut-être que pendant un instant vous avez pensé que vous l'aviez réellement... Et puis, peut-être progressivement, peut-être de manière abrupte, vous avez dû reconnaître que la chose que vous envisagiez ne s'était pas produite. Que cela ne va pas arriver. Qu'importe le nombre d'autres enfants normaux que vous avez, rien ne changera le fait que cette fois, l'enfant que vous attendiez, espériez et aviez programmé et auquel vous aviez rêvé n'est pas arrivé.
C'est ce même sentiment qu'éprouvent les parents quand un enfant est mort-né ou qu'ils l'ont pour un court moment et le voient mourir dans sa prime enfance. Cela n'a rien à voir avec l'autisme, cela concerne plutôt des espérances brisées. Je pense que les meilleurs endroits où adresser ces personnes ne sont pas les organisations qui s'occupent d'autisme, mais les services de consultations pour parents en deuil d'un enfant et les groupes de soutien. Là, les parents apprennent à faire face à leur perte... pas à l'oublier, mais à la laisser dans le passé, d'où le chagrin ne les frappe pas à tout moment de leur vie active. Ils apprennent à accepter que leur enfant soit parti, pour toujours, et qu'il ne reviendra pas. Plus important encore, ils apprennent à ne pas transposer leur chagrin pour l'enfant perdu sur leurs enfants vivants. C'est d'une importance capitale quand l'un de ces enfants vivants est né précisément au moment où l'enfant que l'on pleure est décédé.
Vous n'avez pas perdu un enfant par l'autisme. Vous avez perdu un enfant parce que l'enfant que vous attendiez n'a jamais vu le jour. Ce n'est pas la faute de l'enfant autiste qui existe, et cela ne devrait pas être notre fardeau. Nous avons besoin et nous méritons des familles qui nous regardent et nous apprécient pour ce que nous sommes, pas des familles dont la vision qu'elles ont de nous soit obscurcie par les fantômes d'enfants qui n'ont jamais existé. Désolez-vous si vous en ressentez le besoin pour vos propres rêves perdus. Mais ne nous pleurez pas. Nous sommes vivants, nous sommes réels et nous sommes ici, en train de vous attendre.
C'est ce que je pense que les associations concernées par l'autisme devraient faire: ne pas se lamenter pour ce qui n'a jamais existé, mais plutôt découvrir ce qui est. Nous avons besoin de vous. Nous avons besoin de votre aide et de votre compréhension. Votre monde n'est pas très ouvert à notre égard et nous ne le changerons pas sans un soutien important de votre part. Oui, il y a bien une tragédie qui apparaît avec l'autisme: pas à cause de ce que nous sommes, mais à cause des choses qui nous arrivent. Soyez tristes pour cela si vous tenez à être tristes pour quelque chose. Plutôt que d'être tristes pour cela, mettez vous en colère... et faites quelque chose. La tragédie n'est pas que nous soyons là, mais que votre monde n'ait pas de place pour nous. Comment peut-il en être autrement tant que nos propres parents se lamenteront de nous avoir mis au monde ?
Regardez un peu votre enfant autiste et prenez un moment pour vous dire qui cet enfant n'est pas. En vous même, pensez : "Ce n'est pas l'enfant que j'espérais et prévoyais. Ce n'est pas l'enfant que j'ai attendu tout au long de ces mois de grossesse et ces heures de travail. Ce n'est pas l'enfant avec lequel je projetais de partager toutes ces expériences. Cet enfant n'est jamais venu. Ce n'est pas cet enfant". Ensuite, lamentez-vous si vous en ressentez le besoin - en dehors de l'enfant autiste - et commencez à apprendre à vous laisser aller.
Quand vous aurez commencé à vous laisser aller, revenez et regardez à nouveau votre enfant autiste, et dites-vous : "Ce n'est pas l'enfant que j'espérais et prévoyais. C'est un enfant extraterrestre qui a atterri dans ma vie par accident. Je ne sais pas qui est cet enfant ni ce qu'il deviendra. Mais je sais que c'est un enfant, échoué dans un monde étranger, sans parents de son espèce pour prendre soin de lui. Il a besoin de quelqu'un pour s'occuper de lui, pour lui apprendre, pour lui servir d'interprète et pour le défendre. Et parce que cet enfant étranger est apparu dans ma vie, ce travail m'incombe si je le veux bien".
Si ce perspective vous enthousiasme, alors rejoignez-nous, dans la force et la détermination, dans l'espoir et la joie. Cette aventure de toute une vie est devant vous.
Jim Sinclair
L'autisme n'est pas un appendice


lundi 27 décembre 2010

UN NOEL SOUS LE THÉME DE THOMAS, BARBIE ET TOYS STORY

Si notre Noël fut tranquille à l'exception des excès de colère de fiston et ses crises de désemparement, le déballage des cadeaux a été un franc succès. Fiston montrant à plusieurs reprises du bonheur palpable à cent milles à la ronde (quel bonheur pour mon coeur).

Notre succès au près de Zak fut indéniablement la lampe de poche Thomas le train, le jouet de bain de Thomas le train également. Pour le moment impossible de les ranger quelques instants sur une tablette de la salle de jeux.

La table à train a remporté aussi un succès. Un succès parce qu'il peut mettre ses petites locomotives de Thomas dessus (idée cadeau à retenir pour sa fête que d'acheter les petits Thomas de bois pour que la dite table demeure populaire). 

Le top du top: la poupée Woody et Buzz de Toys Story qui a fait que coco a fait du flapping pendant 1 heure de temps, criant et vocalisant sans arrêt, incapable de pouvoir la garder dans ses mains tellement la joie, l'excitation était forte.  On a presque cru quelques instant qu'il allait en perde connaissant tellement il tremblait et cherchait son air! Comme coco a beaucoup de difficultés avec la gestion des émotions, il a compensé à sa manière. En fait cette année son niveau de contentement et de plaisir s'évaluait en fonction de l'intensité de son flapping et de ses vocalises. 

À l'exception des 2 poupées, tous des cadeaux en rapport avec les trains qui ont gagné la course du meilleur jouet . Par contre, la table à train même si c'est de son âge, coco aime mieux démolir les chemins de fer pour que la table demeure vide, et ainsi y aligner ses trains ou petites voitures. Ce sera donc un jeu à jouer avec lui pour qu'il apprenne à s'en servir comme il faut (mais comme je vous ai démontré tout le mois avec le calendrier de l'Avent, on peut travailler une tonne de choses avec des jeux et jouets simples nous entourant...) On sent qu'il veut y jouer, mais ne sais trop comment. En fait cette année, se sont surtout des jouets de ''bébé'' qui ont fonctionné quand on regarde les nombreux cadeaux qu'il a reçu. Des jouets pour les 12 mois, parfois 18 mois. Bref, des jouets action réaction avec des lumières ou qui tournent. Ça nous a fait de la peine sur le coup, mais bon, si c'est ça qui l'amuse bien qu'il joue avec ça! Il y a bien assez du centre de réadaptation ou il doit travailler, à la maison on s'amuse bon! (mais ça fait un petit quelque chose pareil de voir que les intérêts sont si restreints...surtout quand tu as le modèle inverse comme petite fille).

Je peux dire qu'enfin cette année on a eut des réactions,.Parfois comiques, parfois tristes, parfois aucune aussi, mais il y en a eut. On a vu un petit coco vraiment heureux par moment. Des moments qui mettent un petit baume sur notre cœur, parce que  ce n'est pas parce que c'est le temps des fêtes que ça va nécessairement bien! On est en plein ''pic'' d'agressivité, de ''garrochage'', de crises de larmes, de tics, de maniérismes de toutes sortes, d'un coco qui ne veut plus dormir et qui est anxieux comme 10.  Puis la vie continue pour nous aussi: microbes et forgeage d'un terrible caractère pour fillette (bon plusieurs vont dire qu'elle retient de sa maman , moi je dis qu'elle ira loin ma fillette d'amour haha), petit creux pour papa où je dois me montrer bonne ''supporteur'' , je dois mener le bateau de front malgré mon découragement vis à vis de l'état de coco, de l'année qui va bientôt débuter avec une panoplie de rendez-vous et d'examens pour ma matraque. Je m'accroche à ces petits moments et je me rappel en cet fin d'année que j'ai toujours mes projets et rêves qui me garde saine et alerte puis que surtout, j'ai un trop plein d'amour pour ce coco et cette cocotte ''extra-or-de-l'ordinaire''!

Le Père-Noël a passé malgré la tonne de lavage sur la chaise à côté du sapin hihi
Mini fillette confirme: ''maman le Père-Noël a mangé tous les biscuits et bu le lait!''
''Thomas!!!'' s'exclama-t-il...
La table telle que fut l'instant de...10 minutes...
Regardez mon sourire de bonheur!
Bon j'ai retrouvé mes ''esprits'' je les présente à tout le monde: mes amis Buzz et Woody!

vendredi 24 décembre 2010

NOUS VOUS SOUHAITONS UN JOYEUX NOËL !

À notre tour de vous faire nos voeux officiels.

Nous aimerions vous souhaiter tout le traditionnel de ce que nous souhaitons pour Noël. Mais moi ce soir, en cette veille de Noël, je vous souhaite juste de beaux moments en famille et de surtout en profiter. Accrochez vous aux petits sourires et petites joies dans les yeux de vos enfants pour mieux faire digérer les pilules de désorganisation de nos enfants.

Accrochons nous à leur innocence et profitons de cet heureux événement qu'est Noël, la naissance du Christ et de surcroît la naissance de la magie et du bonheur chez nos petits amours.

Joyeux Noël dans l'amour et la paix!

Que Dieu vous bénisse vous et votre famille,

La bulle à Zak: maman, papa, la matraque et la mini -xx-

1 JOUR AVANT NOËL: FÉBRILITÉ

Après avoir observé le Père-Noël dans son périple au tour du monde pour distribuer joies et petits bonheurs, la fébrilité a commencé à s'installer. Du moins pour cocotte qui comprend ce qu'est Noël. Pour mon coco, c'est plus une fébrilité qui est synonyme d'anxiété. Voir autant de monde sans raison (pour lui), des papiers super colorés, des rires, des embrassades, des accolades, des soupers, se sont pleins de trucs qui font que Zak ressent un mal aise.

Et ce mal aise, ce soir, il était présent et il n'y avait que mes parents pour un souper rapido presto pour que je puisse sortir 1 petite heure question d'aller me recueillir à l'église. Le souper fut cacophonique, turbulent et il fallait disons se protéger un petit peu la tête. C'était le festival du lancer de tout ce que j'ai devant moi en plus d'une mini de 2 ans qui avait disons le thermomètre de l'écoute dans le moins zéro.

Puis il y a la maman qui tente de faire son possible, mais qui a pareil ce malaise. Le malaise de ce que l'on va dire, penser, les fameux questionnements des autres  du pourquoi des pourquoi. Bref l'habituel quoi! Mais on dirait que lorsque c'est jour de fête, la gestion de tout cela est plus difficile. Tu veux que tout se passe bien, tu veux que tous soient heureux, mais c'est presque impossible. Tu as fiston qui est hypersensible à tout, maniéré et stéréotypé, qui pète sa coche et tu as mini Lyli qui ne comprend pas que les cadeaux ne sont pas tous pour elle pis qui pleure. Tu as tes invités à t'occuper aussi. Tu essais de comprendre l'un, de contenter l'autre, tu fais à manger, tu dois aller aux toilettes, l'un veut changer la couche, l'autre vient de tout défaire ses coffres de voitures qui ont fait un vol plané au pays des ''tu ne veux même pas savoir''....

Puis tout ça pour un souper officieux...(Que je ne regrette pas soit dit en passant aux 2 personnes concernées....). Il reste encore 3 soupers mais plus officiels mettons....

Bref, on va tenir le coup pareil, parce que maman aime Noël et qu'elle veut instaurer une magie spéciale pour ses enfants. Mettre en place des traditions qui se sont perdues dans le temps...Je veux créer de merveilleux souvenir malgré tout!

On va mêler aux souper ''obligatoires'' des activités de toutes sortes (comme avec le calendrier) et même y faire participer des gens autre que maman et papa. C'est en plein cela que nous avons fait aujourd'hui! Après une sortie matinal au Bananazoo avec copain Maxou (où il n'y avait que nous et 3 autres enfants au grand bonheur de la matraque), nous nous sommes lancés dans la confection de brochettes de bonbons. Une bonne activité pour faire travailler la coordination mains-yeux, la motricité fine, la patience et surtout les papilles gustatives!

Jugez par vous même...

jeudi 23 décembre 2010

2 JOURS AVANT NOËL: DE LA MAGIE, DU PLAISIR ET DE LA SÉCURITÉ...

Qu'est-ce que ça fait des capsules auto-fondantes qui ressemblent étrangement à des médicaments (bon de couleur douteuse, mais n'empêche...il me semble qu'ils auraient pu mettre cela dans autre chose pour éviter à des enfants comme les miens de dire: oh maman des médicaments!)?

Une fois dans l'eau ça explose!

Et une fois explosé? Ça devient des formes de toutes sortes.

Et une fois les formes faites?

Des enfants qui font: oh wow maman r'garde!

C'est cela que nous avons fait ma cocotte et moi ce soir, coco ayant trouvé sommeil assez tôt. Maman, ayant prévu le coup, en avait acheté 2 paquets et fera cette activité une seconde fois demain, mais avec Zak, si Zak le veut bien.




Aujourd'hui c'était aussi la journée confection de biscuits pour le Père-Noël. En cachette des enfants et de papa. Pourquoi? Parce que de un, j'aurais eut 2 gloutons de sexe masculin dans les pattes et parce que de deux j'aurais aussi eut une fillette qui veut ''toute tout faite toute seule'' ce qui aurait finit en crise de larmes. 


Comme je ne savais lesquels faire, j'ai testé 2 recettes que j'ai tenté d'adapter à fiston et ses réalités et ma foi, le résultat est assez surprenant. Demain nuit le Père-Noël aura de quoi se bourrer la fraise lors de sa venue dans notre humble demeure.


MORCEAUX DE CHOCOLAT OU PÉPITES DE CHOCOLAT???

   


Puis pour terminer notre journée en beauté on fait dodo dans le lit de maman (bon ici c'est routinier, mais pas les 2 en même temps hihi). Tout naturellement, Zak a pris réconfort au près de fillette et fillette n'a eut aucun réveil depuis le début de son dodo, vers 19h30 (il est rendu minuit et habituellement elle a déjà 2 à 3 réveils à son actif...). Sentiment de sécurité à son maximum!

Notre calendrier tire à sa fin et plus ça va plus je tripe à fond avec mes enfants d'une manière hors de l'ordinaire. Et cette manière hors de l'ordinaire tentera de prendre sa place de manière plus raisonnable dans notre routine ''normale''. De beaux moments que l'on devrait tous prendre. Quitte à mettre certaines choses de côté...comme le lavage des planchers à tous les jours... ( petit clin d'oeil à mon moi-même hihi)

POUR LA JOURNÉE DU 24 DÉCEMBRE: NORAD!

Pour les enfants plus vieux...ou les adultes plus jeunes (selon hihi) allez faire un tour sur Norad et les traces du Père-Noël. Vous pourrez suivre la folle aventure du Père-Noël en direct du Pôle-Nord jusque dans toutes les maisons de tous les pays de notre chère Terre.

Ma fille, si petite soit-elle était toute excitée à l'idée de voir le Père-Noël; voler très haut dans le ciel! Elle a eut un petit apperçu avec une vidéo de l'année précédente. Zak n'arrêtait pas tant qu'à lui de dire '' Ère yoël'' (Père-Noël). En fait j'aurais une petite anecdote comique à vous raconter sur le sujet*...

Le décompte tire à sa fin, allez y jeter un coup d'oeil. Et si vous n'êtes pas à la maison demain et que vous ne pourrez avoir accès à internet, il y a toujours votre cellulaire qui pourra prendre la relève et lui aussi suivre le VRAI Père-Noël!



* L'anecdote est la suivant...

Hier en allant chercher mini Lyli à la garderie, Zak a rencontré le ''vrai'' Père-Noël'' qui marchait direction épicerie. Bien quoi, il a bien le droit d'aller se chercher des petites douceurs en cachette de Mère Noël non?!

Lorsque Zak a vu le gentil homme, il s'est écrié ''Ère Yoël! Ère Yoël!''. Le monsieur de nationalité autre, avec une barbe allant jusqu'à sa poitrine m'a regardé et m'a dit: ''euh est-ce que je comprend bien?''...''oui oui monsieur mon fils vous prend pour le Père-Noël (avec une petite figure gênée la madame parce que la barbe était toute sauf de couleur blanche et cette nationalité fête tout sauf Noël!). Puis moi, se fondant en excuse en disant que Zak était différent et qu'il avait un gros problème de généralisation...Pendant ce temps coco qui tentait de lui donner son chewy tube en criant ''Ère Yoël wiwi, Ère Yoël wiwi '' (Père-Noël chewy) en tentant de s'envoler je ne sais où?!. Il voulait lui offrir son chewy (puis peut-être un voyage ''club Med''  aux pays des papillons enchantés tant qu'à y être...). J'étais gênée un tantinet pareil même si le monsieur en question a bien trouvé cela comique malgré son ''pas si vieil âge''. Puis quand quelques allés plus loin, Zak s'est encore écrié devant un monsieur à barbe blanche: ''Ère Yoël!'', bien là j'ai voulu me cacher pour vrai!

Mignon, comme moment après coup, mais quelle problématique pour fiston que de tout généraliser: tous les monsieurs à barbe sont des Père-Noël, tous les chiens s'appellent Baloo, tous les monsieur sans barbe sont des papis, toutes les frites sont du McDo, tous les gâteaux sont des ''bonne fête Woody'', etc, etc. L'histoire du Père-Noël sera juste une autre chose à tenter de démêler dans le coco de ma matraque....Mais quand j'y repense à ce moment je trouve que ça fera un beau souvenir à mettre dans mon livre, son livre.

mercredi 22 décembre 2010

3 JOURS AVANT NOËL: OUI NOUS SOMMES OCCUPÉS MAIS ON TROUVE LE TEMPS DE CONTINUER NOTRE CALENDRIER DE L'AVENT DES ACTIVITÉS DE TOUTES SORTES! (PARTIE 2)

Une image vaut mille mots il parait...alors voilà!




NOTRE SUPER GLISSADE DE BALCON hihi
MIAM MIAM DES SOURIS EN CHOCOLAT...DIFFICILE D'Y RÉSISTER!
NOTRE SUPER GLISSADE DE BALCON hihi




EUH JE VIENS TU DE ME FAIRE ATTAQUER PAR MON FRÈRE MOI?!?!
NON ZAK ÇA NE SE MANGE PAS...NON ZAK CE N'EST PAS UN ''WIWI'' (CHEWY TUBE)
AH BIEN NON CE N'EST PAS UN ''WIWI'' C'EST UN BRACELET À DÉCORER!
LE BEAU BRACELET VERT DE COCO, LE BRACELET ROUGE DE LYLI ET DE SON DOIGT QU'ELLE VOULAIT ABSOLUMENT EXPOSER (VIVE LE TERRIBLE TWO HIHI)

VIVE NOTRE CALENDRIER DE L'AVENT ET SES ACTIVITÉS QUI SE POURSUIVENT DANS LE TEMPS!  JE NOUS DIS BRAVO DE CETTE BELLE IDÉE!

3 JOURS AVANT NOËL: NOUS SOMMES OCCUPÉS (PARTIE 1)

Cette semaine nous avons disons une semaine bien remplie. Pas nouveau vous vous dites. C'est vrai. Il me semble par contre, que si elle n'est pas ''si plus'' chargée qu'à l'habituelle, qu'avec Noël qui cogne drôlement fort à nos portes c'est plus que d'habitude.

Lundi: centre de réadaptation, on m'annonce que l'ergo du public quitte pour 1 année à partir de janvier (mais au moins elle sera remplacée en attendant, donc pas trop fâchée la madame, mais vive encore une fois la stabilité...). Évidemment un éducateur X nous a accueillit, un autre différent...(encore une fois vive la stabilité...). Pour Zak c'est la roue des éducateurs, des intervenants tant publics que privés, une roue qui ne semble pas ralentir, se qui n'aide en rien la matraque archi anxieuse et impulsive qu'il est. Le soir, il a fallut aller acheter quelques pyjamas, car honte à moi, coco se promenait depuis quelques soirs avec des pyjamas 3 quarts hihi Vive la cortisone et la médication qui le font enfler de partout...

Mardi: pédiatre. Yé! Coco a enfin de belles oreilles. Mais pauvres oreilles et patience des autres parents et cocos qui attendaient dans la salle d'attente... Nous avons changé le mal de place en allant jouer au McDonald. Au souper nous avons eut notre première période d'observation par 2 éducateurs spécialisés ''spécialisés'' en troubles sévères de comportements. Puis moi, je me suis lancée sur la confection de fudge, sucre à la crème, pains Gumbo, et ragoût de boulettes tous que Zak peut manger sans danger (j'en suis fière car tout a bon goût!)

Aujourd'hui, mercredi: il faut bien manger hein!?! alors nous sommes allés à l'épicerie et avons fait quelques trouvailles que ma matraque pourra manger sans risque d'étouffer, d'être malade ou autre! En p.m, son éducatrice venait à la maison. Coco fébrile et anxieux a été sur le bord d'exploser à chaque minute qui passait. Il a fait quelques secousses, mais somme toute, il a été moins pire que toutes les fois précédentes. Nous avons pris soin de continuer la décoration de la maison avec des séquences de pictogrammes, des horaires etc (moi qui aime les maison épurées, sans traineries, je fais mon deuil...)

Demain, jeudi: dernière journée au centre de réadaptation avant les vacances des fêtes. Matinée pyjama, Père-Noël, gâteaux et jeux. En p.m, maman va tenter de terminer les recettes sans allergènes de la matraque pour un Noël sans tracas. 

Malheureusement pour nous, cette année (bon je devrais dire encore une fois), papa doit travailler les 24 et 25 décembre. Nous serons seuls, mais avons des petits projets pareils: bricolages, confection des biscuits au Père-Noël, jeux, glissade et film sous la couette en se délectant de notre activité du 24 décembre (à suivre). Nous aurons notre petit Noël intime le 25 au matin avec papa, maman et les cocos: déballage des cadeaux et déjeuner aux crêpes de papa! Miam! Miam!

Bref, nos fêtes se feront hors des dates pour nous, rallongeant le stress des ''invités pas habitués à coco''. Je remet ce soir un billet que j'avais fait avec un texte à présenter aux familles lors de vos visites avec vos enfants ''comme les autres''...Même si plusieurs disent qu'ils n'en font pas de cas, ne voient pas de différence avec les autres, il reste toujours un petit malaise lorsque vient le temps par exemple, de voir un enfant papillonner, crier pour s'auto-stimuler, lancer son assiette, être encore aux couches etc et que ça ne devrait pas être...Le jugement hypocrite  des autres qui pensent qu'en fait nous on a pas le tour, qu'on les éduque mal alouette... (je dis jugement hypocrite parce que devant nous ils feront état d'une compréhension presque débilitante, mais une fois la fête terminée...) Je ne généralise pas, mais dans le fond c'est comme le mon oncle trop saoul, le mon oncle cochon, la ma tante fatigante, le roteux, la péteuse, celui qui pu trop...bien il y a aussi la ma tante qui va dire que..., le mon oncle qui dira que dans son temps..., pis ceux qui dans notre dos, ''bitcherons'', jugerons, nous prendrons en pitié et auront de la peine.  Il y aura aussi ceux qui comprennent vraiment et qui tenteront de vous aider, d'alléger votre soirée pour que vous aussi vous ayez du plaisir malgré tout...Bref, vaut mieux se préparer et les préparer parce que vous savez comme moi qu'on a tous notre rôle dans les party de famille. Parfois des rôles moins comiques que d'autres, parfois on sait que ça va super mal aller et d'autres fois, on a toute une surprise!


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mardi 21 décembre 2010

4 JOURS AVANT NOEL: ZZzzzzzzzz

haha même pas eut le temps de faire nos activités, 18h tout le monde dormait....

Alors après quelques instants à m'amuser sur le net...je vous met un petit truc intéressant à lire...

Que nos pediria un autista ?
(Qu'est-ce qu'une personne autiste nous demanderait ?)
  

1. Aide-moi à comprendre. Organise mon monde et aide-moi à anticiper ce qui va arriver. Donne-moi de l'ordre, de la structure et pas de chaos.

2. Ne t'angoisse pas avec moi parce que je m'angoisserais aussi. Respecte mon rythme. Tu peux toujours entrer en relation avec moi si tu comprends mes besoins et ma façon spéciale de comprendre la réalité. Ne te déprime pas, car normalement je me développerai chaque fois plus.

3. Ne me parle pas trop, ni trop vite. Les mots sont de «l'air» qui ne pèse pas pour toi mais qui peuvent être un poids trop lourd pour moi. Souvent ils ne sont pas la meilleure façon d'entrer en relation avec moi.

4. Comme d'autres enfants et comme d'autres adultes, j'ai besoin de partager le plaisir et j'aime bien faire les choses, même si quelque fois je ne réussis pas à le faire. Permets-moi de savoir, de quelque façon, quand je fais quelque chose de bien et aide-moi à faire les choses correctement. Quand je fais beaucoup de fautes il n'arrive la même chose qu'à toi: je m'agace et je finis par refuser de les faire.

5. J'ai besoin de plus d'ordre que toi, plus de prédictibilité de l'environnement que celle dont tu as besoin. Nous devons négocier mes rituels pour vivre ensemble.

6. Il est difficile pour moi de comprendre le sens de beaucoup de choses qu'on me demande. Aide-moi à les comprendre. Demande-moi des choses qui puissent avoir un sens concret et déchiffrable pour moi. Ne me permets pas de m'ennuyer ou de rester inactif.

7. N'envahis pas trop mon espace. Parfois, les gens sont trop imprévisibles, trop bruyants, trop stimulants. Respecte les distances dont j'ai besoin mais ne me laisse pas seul.

8. Ce que je fais ce n'est pas contre toi. Quand je m'agace et m'auto mutile, si je détruis des choses ou si je suis inquiet, quand il m'est difficile de faire ce que tu veux, je ne le fais pas pour te faire du mal. Si j'ai un problème d'intention, ne pense pas que j'ai de mauvaises intentions !

9. Mon développement n'est pas absurde, bien qu'il ne soit pas facile a comprendre. Il a sa propre logique et beaucoup de comportements que vous appelez «perturbés» ne sont que des façons de faire face au monde selon ma façon spéciale d'être et de comprendre. Fais un effort pour me comprendre.

10. Les autres gens sont trop compliqués. Mon monde n'est ni complexe ni fermé mais plutôt simple. Bien que tu puisses trouver étrange ce que je te dis, mon monde est si ouvert, sans mensonges ni tromperies, si naïvement exposé qu'il est difficile d'y accéder. Je ne vis pas dans une «forteresse vide» mais dans une plaine si ouverte qu'elle peut paraître inaccessible. J'ai beaucoup moins de complications que les personnes que vous considérez comme «normales».

11. Ne me demande pas toujours les mêmes choses ni n'exige pas les mêmes routines. Ne deviens pas un autiste pour m'aider. Je suis l'autiste, pas toi.

12. Je ne suis pas seulement autiste. Je suis un enfant, un adolescent ou un adulte. Je partage beaucoup de choses avec les enfants, les adolescents ou les adultes qu'on appelle «normaux». J'aime jouer et m'amuser, j'aime mes parents et les personnes qui m'entourent, je me sens gai quand je fais bien les choses. Il y a plus de choses qui nous rapprochent que de choses qui nous séparent.

13. Il vaut la peine de vivre avec moi. Je peux te donner autant de joies que d'autres personnes même si elles ne sont pas les mêmes. Il peut arriver un moment dans ta vie où moi, bien qu'autiste, je sois ta meilleure et ta plus grande compagnie.

14. Ne m'agresse pas chimiquement. S'ils te disent que je dois prendre un médicament, veille à ce que je sois suivi périodiquement par un spécialiste.

15. Ce qui se passe n'est la faute ni de mes parents ni de moi ni même des professionnels qui m'aident. Il ne sert à rien de se culpabiliser les uns les autres. Quelquefois mes réactions et mes comportements peuvent être difficiles à comprendre ou à affronter mais ce n'est la faute à personne. L'idée de «faute» ne produit que de la souffrance en relation avec mon problème.

16. Ne me demande pas constamment des choses qui sont très difficiles pour moi. Mais demande-moi celles que je peux faire. Aide-moi à être plus autonome, à comprendre mieux, à communiquer mieux mais ne m'aide pas trop.

17. Tu ne dois pas changer complètement ta vie parce que tu vis avec une personne autiste. Ça ne me sert a rien que tu sois mal, que tu t'enfermes ou que tu aies une dépression. J'ai besoin de stabilité et de bien-être émotionnel autour de moi pour être mieux. Pense que ce qui se passe avec moi n'est pas la faute de ton couple (ton mari ou ta femme).

18. Aide-moi naturellement, sans que cela devienne une obsession. Pour que tu puisses m'aider, tu dois avoir des moments pour le repos ou pour tes propres activités. Sois près de moi, ne t'en va pas, mais ne pense pas que tu portes un poids insupportable. Dans ma vie je peux avoir connu de mauvais moments mais je peux à chaque fois aller mieux.

19. Accepte-moi comme je suis. Ne conditionne pas ton acceptation à ce que je cesse d'être autiste. Sois optimiste sans faire des «romans». Ma situation va s'améliorer normalement mais pour l'instant elle n'a pas de guérison.

20. Bien qu'il me soit difficile de communiquer ou de comprendre les subtilités sociales, j'ai quelques avantages en comparaison avec ceux qu'on appellent «normaux», il m'est difficile de  communiquer, mais je ne sais pas tromper. Je ne comprends pas les subtilités sociales mais je ne partage pas les doubles intentions ou les sentiments dangereux si fréquents dans la vie sociale. Ma vie peut être satisfaisante si elle est simple, ordonnée, tranquille. Si on ne me demande pas constamment et seulement ce qu'il m'est le plus difficile de faire. Etre autiste est une façon d'être, bien qu'elle ne soit pas la normale. Ma vie comme autiste peut être aussi heureuse et satisfaisante que la tienne qui est «normale». Dans ces vies nous pouvons réussir à nous rencontrer et partager beaucoup d'expériences.

Asociacion de Padres de Ninos Autistas
Angel Rivière Gomez (Conseiller Technique de APNA).

Sources : Link 3ème trimestre 99


source:  http://www.autismealsace.org/questionsdautiste.php

dimanche 19 décembre 2010

5 JOURS AVANT NOËL

Ma matraque a la fâcheuse manie de nous laisser l'impression de...

- l'impression de ne pas toujours comprendre (se qui est quand même vrai, malheureusement...)

- l'impression de se foutre de notre gueule (surement qu'à l'occasion c'est vrai, mais habituellement c'est faute de décoder comme il faut nos émotions qui fait qu'il rit à des moments inopportuns ou pleure quand tout le monde rit...)
- l'impression d'être sourd (vive être dans sa bulle! Avant il ne comprenait pas son nom mais maintenant c'est vraiment ''la bulle'' qui est en cause...)

- l'impression d'être un papillon mal réincarné (vive le flapping!)

- l'impression qu'il perd certains acquis (parfois au détriment de d'autres, parfois seulement mis de côté pour mieux en apprendre d'autres et d'autre fois...c'est bel et bien disparu...)

Puis ce soir je réalise qu'il a perdu certains acquis. Au fond de mon coeur je tente de me convaincre qu'ils ne sont que tout simplement cachés loin loin au pays des papillons magiques, mais bon...

La matraque savait tout son alphabet à l'âge de 18 mois: plus maintenant.

La matraque savait compter à l'endroit à l'envers à 3 ans moins 1 mois; maintenant il compte jusqu'à 10 oui, mais avec beaucoup de difficultés et plus à l'envers. (1-10 ou 10-1)

La matraque faisait des encastrement en temps record il n'avait même pas 1 an et demi (les exploits à zak), aujourd'hui il en fait encore, mais avec quelques hésitations et sans aucun intérêts, même adapté à son âge.

La matraque faisait des casse-tête à 18 mois de 12 à 24 morceaux et a même déjà réussit des 36 morceaux, aujourd'hui il en fait d'une douzaines de pièces avec aide.

On perd des acquis pour mieux en acquérir d'autres il parait. Est-ce vrai? Surement oui et surement non. La disponibilité de fiston étant très difficile pour toutes les raisons que vous connaissez...

Aujourd'hui nous avons fait des casse-tête de 9 morceaux. Avec aide, mais il était très fier de lui. Il a même tenu le crayon quelques secondes à quelques reprises en main sur main pour le colorier comme ''grande soeur''... Nous nous sommes amusés, nous avons travaillé une fois de plus ''sournoisement'' des trucs que fiston doit travailler chaque jour. Nous avons constaté certaines régressions, mais quelques avancements aussi!

Dans chaque petite chose on trouve de grande chose!


L'oeuvre de maman et fiston Zak...
L'oeuvre de mini Lyli très fière d'elle!

vendredi 17 décembre 2010

SUR FACEBOOK IL FAUT FAIRE ATTENTION AUX VIDÉOS...

J'ai reçu ce vidéo sur mon mur. Un lien où j'ai cliqué par curiosité. La matraque étant bien tranquille à l'étage du haut, à aligner ses petites voitures, a descendu de go au salon et depuis...

Il fredonne  le petit  ''dumdumdumdumdum'' depuis...il était 16h....à 19h15 il s'est couché en le répétant encore.....21h51 il s'est réveillé en pleurant et recouché en faisant ''dumdumdumdumdum''

Vive l'écholalie (en différé) puis moi, bien bizarrement ça me remet un peu de joie dans mon coeur en même temps que mes yeux voit un beau petit monsieur hihi Je trouve ça rafraîchissant...


* Plusieurs autres vidéos sur YouTube (au grand plaisir de coco), allez voir sa page Facebook: http://www.facebook.com/pages/Mike-Tompkins/125005570843415?v=info#!/pages/Mike-Tompkins/125005570843415

8 JOURS AVANT NOËL: AUTISTE JUSQU'AU BOUT DES DOIGTS!


Vous devinez pourquoi mon titre???

jeudi 16 décembre 2010

9 JOURS AVANT NOËL: ON CUISINE, ON JOUE DEHORS PIS ON MOUCHE!

Au travers des nombreux microbes qui assaillent mes cocos depuis les dernières semaines, nous avons eut une petite accalmie pour faire l'activité de l'heure de la matraque: la glissade.

En maman qui essaie d'être à la hauteur, j'ai monté de la neige dans l'escalier de notre balcon arrière et j'y ai improvisé une glissade qui ne jalouserait aucunement celle du Centre de la Nature ou autre parc (photo à venir). Pas de file d'attente, pas de monde pour pousser ou faire un truc qui percerait la bulle de fiston et le ferait virer de capot.

Glisser dans la SAINTE PAIX!

Il faut ce qu'il faut hein!?!

Il faut un brin d'imagination, d'endurance à monter et asseoir les cocos sur leur ''soucoupe'', de la patience à monter de la neige à chaque bordée de neige et une maman ayant l'excellente excuse de devoir raplatir la fameuse glissade pour glisser à son tour. Bien quoi?! Elle n'est pas énorme notre glissade, mais elle glisse en titi alors je voulais l'essayer moi hihi

Après une belle sortie extérieure quoi de mieux que de se régaler de bons biscuits sablés que les cocos ont découpé à l'emporte-pièce. Zak n'a pas vraiment voulu toucher à la pâte (défense sensorielle en puissance), mais a quand même observé la chose pas trop loin, les mains occupées avec ses petites voitures.

Une belle après-midi où subtilement beaucoup de trucs ont été travaillé...

mercredi 15 décembre 2010

10 JOURS AVANT NOËL: COUCOU DU PÈRE-NOËL

Ici aussi nous avons reçu un petit message du Père-Noël, bon surement moins impressionnant que s'il avait visité notre humble demeure, mais ce fut un succès. à voir coco, on ne dirait pas, mais il a dit: ÈreYoël (père-noël) avec beaucoup de conviction. Et au son de son nom et la vue de sa photo, il s'est écrié Zak, Zak Zak. Puis que dire de mini Lyli? Fidèle à elle-même elle répondait de go au sympathique de personnage hihi

http://perenoelmagique.ca/player.html?code=RNH7MT




http://perenoelmagique.ca/player.html?code=JJVHC2

mardi 14 décembre 2010

IL ESSAIT FORT PIS NOUS, BIEN ON DÉCORTIQUE!

Du sorbet = crème glacée au chocolat sans lactose commerciale

Crème glacée = la crème glacée au chocolat que maman fait et met dans un tupperware blanc

Un réfrigérateur = lait

Gâteau = bonne fête

Papa = auto bleue

Maman = auto rouge

Chocolat = surprise

Neige = glisse

Pipi et caca (une fois fait) = couche

Barre tendre = chocolat

lait = mauve

Alors même si le langage semble bien vouloir s'installer par un vocabulaire assez riche, la compréhension n'est pas toujours là tout comme faire abstraction des choses. Puis il manque un gros bout: le désir en tout temps de vouloir communiquer. Si il n'y voit aucune utilité bien y'a aucun son ou geste qui sort. Quand ça sort, ça sort par contre. Mais une petite difficulté s'ajoute pour nous à l'occasion: démystifier exactement ce qu'il demande (et les exemples plus haut vous donne une petite idée hihi)

lundi 13 décembre 2010

PROGRAMME S.D.I.A OU LA COMMUNICATION PAR LE RYTHME

Je vous présente un groupe. Un groupe formé d'individus ayant un trouble envahissant du développement. Développé par Mohamed Ghoul, cette méthode que l'on pourrait ''associer'' à de la musicothérapie semble surprendre tant qu'à l'impact sur ces  autistes-TED. Je vous invite à écouter l'entrevue radiophonique ainsi que le reportage à l'émission Le point sur cette nouvelle méthode qui semble vouloir presque être miraculeuse. J'ai moi-même eut la chance de les voir en spectacle et je peux vous dire que l'on sent tout le travail que cela a pu prendre, mais aussi la fierté qui transpire par chaque pores de leur peau...


Entrevue radio phonique avec Christiane Charette:

http://www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#urlMedia=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2010/CBF/ChristianeCharette201012131008_2.asx 

Reportage télévisuel de l'émission Le Point (datant déjà de quelques temps):



Extrait:


Leur site:


http://www.cifsci.org/

Encourageons les! 

OOPS...MAUVAISE PLANÈTE.

Par l'entremise de  Les mots et expressions TED j'ai été zieuter sur un autre blog. Intéressant, spécial, mais qui vaut peut-être la peine d'y aller faire son tour. Un blog d'une autiste normale. Je vous met le lien de son site et plus particulièrement d'un billet que je trouve intéressant à lire.

http://oopsmauvaiseplanete.blogspot.com/2010/12/lorsque-lon-prononce-le-mot-autisme-en.html

12 JOURS AVANT NOËL


Petits yeux, colle, motifs, petits doigts acharnées, soupirs, exclamations, rires, joies, découragement, fierté, surpris, contents...

Autant d'émotions, de trucs travaillés pour stimuler et de plaisirs avec chacun leur activité:

*Pour mini doudounne; du collage et encore du collage de formes festives...

*Pour la matraque; un casse-tête de plancher de Thomas le train. Papa et fiston ont travaillé fort, surtout que Zak ce n'est plus du tout un intérêt pour lui. Ses yeux, son esprit d'analyse, ses petites mains ont travaillé forts! Que de fierté, toute la soirée il l'a regardé. Toute la soirée mini Lyli disant à son frère: «wow c'est beau Zak!»

Toujours autant de plaisir pendant ces moments magiques que nous offre notre calendrier de l'Avent et une multitude de trucs travailler ''dans le but de...''

dimanche 12 décembre 2010

13 JOURS AVANT NOËL: SAPIN DE PETITS DOIGTS

Ce soir, nous avons fait un gâteau au chocolat sans lait, sans soja, sans gluten à fiston. Zak ne mange que le crèmage alors maman avait disont beurré épais hihi. Je voulais lui faire plaisir. Décembre étant un mois spécial, nous dérogeons un peu plus des bonnes habitudes alimentaires au niveau des desserts. Bon, avec Zak les bonnes habitudes ne sont pas supers présentes, affectionnant tout ce qui est pas mal croustillants: ''chips'', frites, bonbons etc. Mais à un moment donné on doit de s'y faire et surtout vivre avec cela, même si ça me chicotte qu'il ne mange ''pas bien''. J'essaie de me dire qu'au moins il a ça dans le bedon...En tout cas....

La matraque  a participé à sa manière à la confection de son gâteau. Oui oui!! Bon ce n'est resté qu'au stade léchage de cuillère entre 2 crises pour avoir du ''la auve'' (lait mauve), mais ce n'est pas grave!

Puis comme prévu il a chanté son traditionnel ''Bonne fête''. Que voulez-vour c'est ça être TED pour Zak (entre autre): un gâteau c'est absolument pour ''Bonne fête'', le frigo ce n'est pas un frigo mais du lait, un bain du savon etc...Que quelques exemples, mais vous voyez et comprenez la complexité...Il peut bien par moment ne rien comprendre de notre chinois.

Puis notre vrai activité du jour a été de faire des décorations de bois à accrocher dans leur ''sapin de petits doigts''. LEUR sapin. Celui qu'ils peuvent décorer et redécorer à leurs goûts. ON NE TOUCHE PAS À CELUI DE MAMAN (que voulez vous, je suis trop perfectionniste...*petit icône gênée) alors, il fallait bien quelque chose pour déstresser maman, contenter leur créativité et..... leurs envies de destruction hihi 

Mini Lyli a très hâte que Zak se réveille et voit ses oeuvres de bois dans le ''sapin à doigts'' et la chariot du Père-Noël qui a élu domicile le long de notre fenêtre de salle à manger...

Maintenant à mon tour d'aller déposer ma tête sur mon ''dodo'' (voir ici oreiller pour Zak...)