Voici le cheminement d'un petit bonhomme, de sa petite soeur et de ses parents dans le monde des troubles envahissants du développement et de ses multi problématiques.
vendredi 3 juillet 2015
LE JOUR DE LA MARMOTTE OU EFFET PARADOXAL
C'est enfin le temps des vacances. En fait, elles sont débutées depuis quelques jours déjà! Nous avons déjà plusieurs activités de faites de notre ''to do list'' comme déjà plusieurs crises de gérées.
Je ne m'attendais pas à grand chose de ces vacances sachant qu'elles allaient commencées de manière assez intense avec un sevrage de médicaments. D'accord je l'avoue, au fond de moi il y avait un petit espoir que ça débuterait dans le calme et le plaisir, que mon fils aurait aucune peur, aurait envie de jouer et de faire des choses. C'est l'espoir qui me nourrit habituellement.
Bref, la matraque vieillissant, certains de ces médicaments peuvent êtres changés pour d'autres. Bon, pourquoi le faire absolument? Bonne question. Ici, la motivation première, était de diminuer le nombre de pilules à avaler pour lui. Disons que fiston commence à avoir un certain dégoût et il ''s'amuse'' souvent à recracher ses médicaments. Lorsque le spécialiste nous a parlé de donner la même molécule qu'à petite soeur, diminuant ainsi considérablement le nombre de trucs à avaler, on a dit oui.
Nous nous sommes fait avertir sur les effets de sevrer un médicament pris sur plusieurs fois par jour...
Les effets...
Les maudits effets que je devrais dire!
Nous nous sommes dit que ce nouveau médicament avait tellement été miraculeux pour notre doudoune que ça ne pouvait qu'être pareil pour la matraque. Je ne sais pas trop ce que j'ai mangé ou bu ce jour là pour me faire croire que ça irait sur des roulettes, que la transition serait miraculeuse et que j'aurais un garçon voulant avoir des vacances supers tripantes! Pfft! En tous les cas ça m'a embrouillé la raison, car fiston a été debout pendant 3 jours à courir, se lancer sur les murs, vocaliser, rire tout seul, se frapper n'en pouvant plus d'être incapable de dormir, des crises, des pleurs, avoir un dégoût pour des activités et trucs qui le rendaient pourtant si heureux quelques jours avant et j'en passe!
C'est là que je me suis souvenu du fameux essai lorsqu'il avait 4 ans. Ça l'avait été une catastrophe sur toute la ligne. Une catastrophe que nous appelons: effet paradoxale. Pour ceux qui ignore ces termes lorsqu'il est question médication voici la définition:
''Un effet paradoxal d'un traitement, le plus souvent un médicament, est l'effet contraire de celui recherché, c'est-à-dire l'accentuation des symptômes qu'il vise à traiter.'' http://www.psychomedia.qc.ca/lexique/definition/effet-paradoxal
C'est ce que nous vivions de nouveau...
Comme le jour de la marmotte...
Spécialiste étant en congé, mon pharmacien est venu à la rescousse de la matraque et de ses parents. Nous n'étions visiblement pas assez préparé pour un tel sevrage et surtout pas très confiants de l'efficacité de sa nouvelle médication. Nous sommes revenus à son ancienne molécule, mais seulement pour le coucher. Lui, qui la prenait 4 fois par jour.
Au moins on allait récupérer son sommeil donc, par la même occasion, un petit coco mieux avec lui même. Étant plus reposé il me semblait logique que cela soit ainsi non?!
Cela fait une semaine que nous sommes sur cet entre deux et je peux vous dire que ce n'est pas très ''winner'' comme situation médicament parlant. Nous ne pouvions comme rien faire sans parler à son spécialiste. Hier nous avons réussit à discuter avec le spécialiste. Ce dernier nous a encouragé à refaire un essai étant donné que nous n'avions pas recommencé toutes les anciennes doses. Selon lui, ce n'est pas un ''effet paradoxal'' du nouveau médicament, mais bien la conséquence de son sevrage qui a peut-être été trop rapide pour lui. Jongle vite vite entre le pour et le contre, je ne suis pas le médecin spécialiste (et ne voudrait aucunement l'être!) donc comme nous sommes en vacances pourquoi ne pas réessayer de manière moins drastique?
Le spécialiste est sur de son affaire comme il m'a dit. Alors depuis hier, nous sommes sur une nouvelle médication tout en combinant un sevrage. Nous retentons la chose...
Prise 2 comme on pourrait dire...
Demain on diminue encore...
La maman que je suis a bons espoirs que cette fois-ci ça ira et que fiston ira aussi. J'ai longtemps été dans un énorme sentiment de culpabilité de donner de la médication à mon fils et ma fille. Il me fallait vivre une telle situation pour voir, comprendre et réaliser que pour mon fils, pour lui, c'est une nécessité. Il devient tellement non fonctionnel sans médication ce n'est même pas descriptible.
À notre premier essai, le spécialiste avait oublié de nous dire qu'il fallait être patients et surmonter cette épreuve une heure à la fois en se faisant relayer de temps à autres, question de refaire le plein d'énergie. Avoir du support le temps que le nouveau médicament fasse effet. Lorsque j'ai posé la question sur la durée de cette patience, il m'a répondu: ''un bon deux semaine''...
Alors mes vacances sont bel et bien débutées dans l'intensité, qu'au final, je connais depuis tellement d'années. Peut-être que quelqu'un, quelque part, a juste eut peur que je me sente démunie ou que je m'ennuie si mon été commençait dans le calme!
Enfin bref, vous partager ce moment me permet de relativiser. De me dire que c'est juste une mauvaise passe pour que fiston se sente mieux éventuellement. Qu'encore une fois, on va passer au travers de ces nuits debout à l'empêcher de se faire mal, de tout défaire, à tenter de le calmer, etc. On l'a déjà fait, on va juste le refaire. On va survivre, encore une fois!
À suivre!
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