Déjà plus de 1 mois que je ne suis pas venue ici. Un manque de temps, d'envie, une absence sans vraiment de raison. Une absence pour peut-être prendre du recul?! Disons que depuis l'histoire de sa pression intra-crânienne, on a eut bien des mauvais moments. Ce n'est pas parce que nous avons un enfant extra-or-de-l'ordinaire que la vie ne continue pas. Même avec deux, elle ne nous fait pas plus de cadeaux...
Notre matraque a été malade plus souvent qu'à son tour, nécessitant plusieurs visites à l'hôpital. Une mami qui est tombée malade et dont mon fils ne comprend rien de la situation. Un diagnostique pour notre mini doudounne, maman qui s'est blessée et qui doit commencer à penser à sa santé, un papa avec quelques bobos....
Toutes des situations qui ont mis dans le plancher l'anxiété de mon fils, faisant en sorte que depuis quelques temps nous n'avons pas vraiment de soirée à nous. Il pleure, pleure et repleure (sujet de mon prochain billet) . Quand un parent est saturé d'émotions (non en lien avec fiston) ça se ressent sur les enfants malgré nos bonnes intentions de faire autrement.
Je me promène sur plusieurs blogues et je les trouve lourds par moment. Je ne veux pas que celui de mon fils soit ainsi. Voilà peut-être aussi une autre raison à ma pause. Il y a beaucoup de positif et bonheurs dans notre famille, notre vie, mais je dois avouer que les derniers temps ont été passablement difficiles émotivement et physiquement que je n'avais pas nécessairement envie de tomber dans le drame dans mes écrits. J'ai donc préféré ce coup ci me retirer, voulant garder certaines peines que pour moi.
Ce soir, par contre, j'ai le goût de vous parler de mon questionnement sur comment font les parents pour travailler avec une réalité comme la notre??? Je leur lève mon chapeau. Ici, non pas que je ne veuille y aller sur le marché du travail, c'est plutôt les horaires, le temps qui ne s'y prête pas. Et que dire des troubles de comportements, crises ou autre...Ou bien au final, c'est le travail qui ne veut pas de moi...
Ça va vite dans nos vies. Ça va vite dans ma tête. Les joies et les peines se succèdent vite aussi...
Quand tu sembles avoir enfin l'esprit tranquille, ça dérape.
Quand tu reçois une bonne nouvelle, tu t'y accroches. Mais tu t'y accroches parfois pour rien. C'est mon constat ce soir et du pourquoi de mon questionnement.
En début de semaine, je me suis fait offrir de faire d'autres remplacements que de faire de la surveillance de diner. En fait, je pensais pas qu'on me rappellerait puisque j'ai dut par deux fois canceller un remplacement, car fiston était malade. Bref, j'ai eut un appel et une offre. Vous savez le genre d'offre qu'on ne peut presque pas refuser? Super salaire, supers avantages, belle ouverture d'esprit sur ma réalité, de belles heures et un post dans un avenir plus ou moins rapproché, selon mes envies ou disponibilités. Sur le coup, je ne savais pas si ça me tentais. Après réflexion, je trouvais cela dommage de laisser passer cette chance.
Hier j'ai laissé mes disponibilités pour la semaine qui vient à ma commission scolaire.
Ce matin, je rappelais pour enlever certaines de mes disponibilités, car fillette commence une session d'ergothérapie avec le CLSC. Comme elle a été passé prioritaire vue son cas/état et son frère connu, je ne pouvais pas remettre cela.
Quelques heures plus tard, je recevais un appel de l'hôpital qui me donnait un rendez-vous pour mon fils suite à des examens.
Puis, ce soir, à l'heure du souper, c'est moi qui se faisait arranger une demi journée complète d'examens médicaux.
Ces appels, enlevant mes 3 seuls jours de disponibilités du coup. Les deux autres étant déjà chargés de rendez-vous depuis plusieurs semaines déjà.
Alors je fais quoi? Comment je peux ou pourrai un jour arriver à travailler? Même 1 ou 2 journées semaine je n'y arrive pas. Non je ne suis pas obligée de travailler. J'ai cette merveilleuse chance, mais j'avais envie d'avoir juste une ou deux journées par semaine pour me changer les idées, surtout que mini rentre à l'école en septembre et je me vois mal rien faire tous les jours. Je tente donc de me trouver un petit à côté pour nous gâter un peu plus.
En même temps, je serai impliquée à l'école de ma fille puisqu'elle a été accepté à l'alternatif. J'aurai fiston à gérer sa nouvelle vie dans sa nouvelle école avec tous ses rendez-vous déjà bien établis jusqu'en mars 2014 et tous les autres troubles s'y rattachant. Mon bénévolat étant bien présent aussi. Alors pourquoi vouloir travailler une dizaine d'heures par semaine?!
Je ne me penche même pas davantage sur la question. J'ai déjà les réponses. Avoir deux enfants extra-or-de-l'ordinaire ça occupe. Les miens peut-être plus que d'autres, certains diront, mais y'en a des pires que moi je répondrai. Sauf que je n'ose pas imaginer comment ils font les parents ayant notre réalité dont les deux travaillent temps plein. Je leur lève mon chapeau, surtout à ceux qui n'ont d'autres choix que de faire ainsi. Pour ma part, pour le moment, c'est impossible. Je devrai me contenter de savoir qu'on me veut encore pour mes compétences et mon expertise. D'être flattée de cela.
Aujourd'hui, je comprends tout le sens quand ils disent que les parents d'enfants handicapés ne peuvent avoir une qualité de vie normale. Que plusieurs ont dut arrêter de travailler, ont perdu leur emploi, se sont endettés, etc. Je remercie le bon Dieu que papa est un bon travail parce que pour nous la vie a vraiment décidé de drôles de choses ! Jamais je n'aurais pu travailler temps plein (voir temps partiel) avec la réalité de Zak et celle de ma fille qui s'ajoute, mais jamais je n'aurais pensé être somme toute heureuse à ne pas être une femme de carrière...