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vendredi 29 novembre 2013

PLUS LOIN QUE JUSTE 4 PETITES LETTRES...(BILLET ''REVISITÉ'')

Parce que certains n'ont pas compris le pourquoi de mon dernier billet, que certains m'ont écrit pour me dire que j'avais pété les plombs (bon peut-être un peu, mais des fois ça fait du bien non?), que je n'avais pas été à la hauteur de ce que je ponds habituellement (haha je me sens comme une poule là!), je vous remets cela dans des écrits moins hard :-)

Je pense que ce billet est une nécessité pour éclairer un peu les gens sur ce qu'est le TDAH. Cela sera fait simplement pour que l'on comprenne que ça va beaucoup plus loin que juste des lettres regroupées ensemble pour donner un diagnostique à la mode. J'avoue que plusieurs sont surement étiquetés pour rien faute de profs trop surchargés, de parents qui ne sont tout simplement pas assez présents, juste pour expliquer quelque chose qui n'a pas besoin d'explications au final, sauf celle du temps et de la maturité de l'enfant. Par contre, certains ont vraiment ce trouble qui est tout, sauf simple. Qui ne s'arrête pas qu'à ''enfant trop actif''.

Je rencontre souvent monsieur et madame tout le monde. On ne peut pas tout connaître c'est vrai. On ne peut pas être sensibilisé à tout. On peut tout de même avouer que TDAH, TED, TOC, etc (etc n'étant pas un diagnostique.... ) sont d'actualité. On peut donc présumer que si la personne devant nous ne connait pas cela, elle en a quand même entendu parler un peu. Nous parlons quand même d'actualité....

Alors avant que l'individu s'obstine devant nous, peut-être serait-il sage de s'informer, du moins se questionner, voir questionner le parent lui-même sur le pourquoi du comment telle comportement ou réaction? Nous sommes peut-être, nous les parents d'enfants diagnostiqués, susceptibles avec le temps, mais comment faire autrement quand on se fait automatiquement condamner, qu'on se fait dire que c'est rien, ce n'est pas si pire, que nous n'aurions tout simplement peut-être pas dut être parent tout simplement.

Donc, remettons les pendules à l'heure suite à une certaine rencontre cette semaine avec un pur étranger. Vous savez une rencontre dans le gros rush ''magasinage de Nowel'' qui demande de garder notre sang froid de cette folie?! Une rencontre au mauvais moment parce que c'était déjà trop magasiner en saison plate pour ton enfant, mais que comme tout le monde tu n'as pas trop le choix de fréquenter les magasins? 

Voilà! La chose que je veux mettre au claire est la suivante: UN TDAH VA BIEN AU DELÀ DE ''JUSTE'' L'HYPERACTIVITÉ.

Non mais là, c'est assez de dire que tel ou tel enfant n'est pas si pire, que c'est tout sauf un cas sévère, qu'une bonne fessée réglerait tout, que de nos jours les parents sont juste plus capables d'être parents (bon, pour certains peut-être...) etc. Premièrement personne ne vit le quotidien de personne et deuxièmement, un trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité ça peut être aussi compliqué à comprendre ou décortiquer que la pire équation mathématique que vous n'ayez jamais tenté de résoudre.

Je vous consens tout de même, mon cher monsieur, que certains sont beaucoup plus ''chanceux'' que d'autres et n'ont que le côté hyperactif (cela ne veut pas dire que c'est plus facile pour eux...) ou que oui se sont des parents trop laxistes. Dites-vous  par contre que c'est une espèce plutôt rare! Un phénomène qu'on prend trop général pour les parents de notre époque. Comme lorsque l'on dit qu'un rassemblement a le niveau intellectuel du plus bas de la ''gang''. Sauf qu'ici ce n'est pas une gang, mais des parents qui tentent de faire le possible. C'était donc mieux il y a 30 ans n'est-ce pas? Mais réfléchissez quelques instants...

Je rencontre énormément de gens par le genre de quotidien auquel je suis confrontée chaque jour. Parmi ces personnes, il y a toujours celle qui sait tout et qui se permet tout.  Alors à vous monsieur que j'ai rencontré cette semaine et à ceux un peu arrêtés sur leurs idées ou leur fermeture d'esprit, je vais vous faire un topo ''short and sweet'' d'un  TDAH (en fait 2... plus papa) que, comme plusieurs parents, je tente d'éduquer comme le moule l'exige. Tsé le  TDAH juste pour ''fiter'' dans la mode des années 2000.


(Je parle ici que du TDA avec un H, mais j'imagine que sans le H ce n'est pas plus simple...)

TDAH: hyperactif en puissance, parfois le contraire; hypoactif

TOP (trouble de l'opposition)

TAG (trouble anxieux généralisé) qui, lui, amène des obsessions, qui elles amènent des inquiétudes et des idées récurrentes qui, elles, l'amènent  à ne plus avoir les idées claires et surtout avoir une promotion au niveau des lettres. On ajoute maintenant le TOC (trouble obsessif compulsif en devenir!)

TROUBLE DE MODULATION SENSORIELLE 

IMPULSIVITÉ:   pensez-vous  vraiment que l'on aime ça les voir se piocher dessus à se faire mal, ou de les voir se rentrer dans un mur, dire  des choses qu'ils ne veulent  pas dire faute d'impulsivité. Que l'on tripe à  voir  nos TDAH avoir des pulsions de se faire mal ou dans une fraction de seconde arracher une touffe de poils à ses meilleurs amis que sont les bêtes?

(et ça peut être encore plus: un TED dans la liste des troubles par exemple.....)

Il ne faut pas croire que nous sommes au nirvana de gérer des crises qui ne semblent plus finir, d'un chandail à mettre aux poubelles juste à cause d'une couture, d'un ''crachage'' de nourriture parce qu'il y a des morceaux verts quelque part de cachés dans ses patates...Puis bon, je pense qu'il est facile de penser à une multitude d'exemples de situations dont la société est témoin.

C'est vulgaire et très mal expliqué, mais je veux juste que l'on réalise à quel point cela est complexe lorsque le TDAH va encore plus loin que ''juste'' l'hyperactivité. La crise dont  vous êtes témoin peut être simplement une crise d'enfant, mais dites vous qu'il y a de fortes chances qu'elle est le résultat d'une hyper sensation, d'une obsession X, etc. Le problème est de savoir si l'enfant devant nous a un diagnostique. Je ne veux pas non plus tout excuser, mais pourquoi ne pas garder une petite ouverture d'esprit sur ''peut-être que...''? Ou pourquoi ne pas tout simplement arrêter de juger tout ce qui grouille un peu trop?

Bref, un ''vrai'' TDAH, c'est d'être sur une roue qui tourne, qui tourne pis qui, up! la chaîne se brise quelques instants. Ça vous semble difficile à comprendre? Je ne demande pas de nous comprendre, juste de penser que vous pourriez être à notre place et que, tout comme nous, vous feriez certainement votre possible. Vous auriez l'air de parents essoufflés, mais oh combien dévoués et aimants... 

mardi 26 novembre 2013

Des petits MIRAcles

Voilà pourquoi mon fils a un super chien! Regardez et vous comprendrez! Merci MIRA!

S'il vous plaît partager, pour sensibiliser au pourquoi un enfant TED peut avoir besoin d'un chien! Merci aux étudiantes du cégep de St-Hyacinthe pour ce beau travail!


lundi 25 novembre 2013

PARCE QUE PARFOIS UN BILLET COURT FAIT AMPLEMENT LA ''JOB''!




Parce qu'il y a de ces jours qui font tellement mal et d'autres qui te donnent un petit brin de courage à continuer à te battre contre cette injustice qu'est l'autisme, la déficience et tous les mautadines de diagnostiques qui tombent sur notre enfant. Ça peut sembler anodin de vivre autant d'émotions pour une simple ''badge'', mais ceux qui connaissent la réalité de Zak savent à quel point c'est tout simplement WOW! Ce soir mon coeur de maman est gonflé de tous les sentiments les plus intenses qui soient!





samedi 23 novembre 2013

OUI OU NON????




Dans la catégorie des choses à ne pas dire, ici se retrouvent les fameux ''je ne sais pas'' et ''peut-être''. Premièrement fiston ne sait pas vraiment ou ne comprend pas trop cette réponse. C'est peut-être juste une rigidité (?!) mêlée à tout cela également. Deuxièmement, pour un anxieux, rester dans l'incertitude, ne pas savoir ça n'a comme aucun sens. Ici, c'est donc noir ou blanc. Tu donnes une réponse juste et précise. C'est ''oui'' ou ''non''. Pas de ''peut-être", de ''je ne sais pas''. Ça n'a ni queue ni tête puis ce n'est surtout pas une réponse! Alors tu réponds OUI ou NON et tu tentes de ne pas trop de fourvoyer dans ce que tu dis au risque de conséquences parfois drôles, parfois moins drôles comme une désorganisation....

Quand vient s'ajouter la difficulté de comprendre Zak (vive la dyspraxie et une inaccessibilité lexicale!) , on ne veut pas donner une réponse précise pour ne pas se retrouver dans l'eau chaude comme la fois qu'il m'a  demandé pour un bonhomme Playmobil bien précis. Je n'avais pas trop compris la question et j'avais balancé un ''oui oui'' qui a fait que j'ai été obligé de me taper plus de 100 km de vas et viens pour trouver le dit bonhomme à acheter. Un petit bonhomme pompier qui aurait été facile à trouver, mais j'avais compris un plongeur (oups!).

Il est souvent plus facile de dire que nous ne savons pas, un ''on verra'' ou un ''peut-être'', mais pour lui ça ne peut rester comme cela. Son anxiété va augmenter et son ton de voix sera rempli d'impatience. Retentira un ''oui ou non?'' très ferme tant et aussi longtemps que nous n'aurons pas dit ''oui'' ou ''non''. Monsieur la matraque exige une réponse précise. Le néant pour lui, non merci!

Hier il avait la neige pour fixation. Nous sommes allés acheter des décorations extérieures pour Noël qui approche trop vite et il m'a demandé si la neige allait venir. Je lui ai répondu que je ne savais pas trop quand elle allait arriver, mais surement bientôt. Ce n'était pas une réponse suffisante! 

- La neige arrive quand?

               - ah je ne sais pas, bientôt...

- La neige arrive quand?

               - Bientôt

- La neige arrive quand?

                - Ah Zak je ne sais pas, je ne suis pas miss Météo!

- La neige arrive bientôt?

                 -Zak....

- Oui ou non?

                 - Maman ne peut pas te le dire précisément quand, mais il n'en annonce pas pour aujourd'hui.

- Oui ou non?

                  - ...............

- OUI ou NON?

                  - NON! la neige arrive juste pour Noël. (il faut que je lui donne une réponse quand même ...)

- Pu neige après Noël???????

                 - La neige arrive souvent à Noël et reste jusqu'au lapin de Pâques.

- OUI OU NON?

                 - Non la neige ne s'en va pas le lendemain de Noël.

- NON????

                  - non.......

- ok là....


Nous sommes arrivés à destination pour faire l'achat des décorations de Noël. Une fois celles-ci choisies nous sommes aller chercher petite soeur à l'école. Il y a une église qui nous offre son stationnement pendant les heures de classe. Je ferme le moteur de la voiture et je regarde quelques trucs sur mon téléphone. 

- C'est un bureau?

                     - Non une église.

- Les monsieurs portent des cravates?

                     - Pas tous.

- Oui ou non?

                     - Il y a des monsieurs que oui et des monsieurs que non. 

- Ici oui?

                     - Ici non (je me risque à ajouter un ''la plus part du temps'' après mon non)

- OUI ou NON?

                     - Non Zak. 

- C'est à qui?
                 
                  - La cravate?

- C'est à qui?

                 - C'est le bureau de Jésus.

- Y'a une cravate?

                 - Je pense pas.

- Oui ou non?

(mon téléphone me donne un SMS, je suis entrain de faire la lecture pendant que nous attendons petite soeur)

- OUI OU NON?

                 -......

- MAMAN! OUI OU NON?

                  - NON il ne porte pas de cravate Jésus, il porte une robe.

- Pas cravate???

                   - NON

- Ahhhhhhhhhh.... ok!


Bref, je me dois de toujours répondre le plus précis possible. Il ne parvient pas  à gérer le ''peut-être'' de quelque chose qui pourrait arriver ou pas. Bien trop angoissant de ne pas savoir quand précisément que la neige va arriver ou que Jésus porte la cravate ou pas selon ses humeurs! Avec le temps, nous nous sommes aussi rendus compte qu'il prenait pour acquis que nous avions réponses à tout. Aujourd'hui, il a vu que non nous ne savions pas tout et que surtout nous ne pouvions dire aux flocons d'attendre Noël pour se pointer. Parce que si je me dois d'être précise dans mes réponses, je n'ai pas droit à l'erreur ou le droit de changer d'idée! Puis, il fallait absolument que quelques flocons nous tombent dessus ce midi pour que la matraque s'écrie : ''Cé Noël!!!!!! Y neige!!!! Les cadeaux!!!.......... OUI ou NON????''

Nous voilà reparti......




jeudi 21 novembre 2013

TOC TOC TOC

Attenion! Billet sensibilisant, informant sur une réalité pas nécessairement facile à gérer...

Les obsessions sont monnaie courante par chez nous. Ces obsessions sont si fortes que ça les empêchent parfois d'être fonctionnel. On ne parle surtout pas de rigidités, mais bel et bien de trucs obsédants, de pensées récurrentes, etc. 

À un point tel, que ce qui était une activité favorite en est devenue une qui rend malade. On refuse de faire telle ou telle chose parce que la pensée est telle que l'émotion devient trop forte. Ils n'arrivent pas à y faire face, à se gérer. Puis up! Ça part. Puis Up! ça revient... encore plus fort. Un vrai casse tête pour nous, je dois l'avouer. 

Comme c'est souvent un trouble associé, je trouvais cela intéressant de vous en parler juste un petit peu. Ça aidera certains à peut-être mieux comprendre pourquoi certains comportements, réactions, etc. Puis il faut dire que ça touche quand même bien du monde déjà avec diagnostiques et que ça peut aussi être confondu avec d'autres problématiques. 

''Dans près de 75% des cas, les enfants qui présentent un TOC ont aussi un problème de santé 
mentale concomitant. Les plus fréquents sont le trouble d’anxiété généralisé, la phobie 
spécifique, l’anxiété de séparation, le trouble d’opposition ainsi que le trouble du déficit de 
l’attention avec hyperactivité. D’autres troubles, qu’on identifie comme faisant partie du « spectre TOC » et qu’on peut confondre avec le trouble obsessionnel-compulsif, peuvent 
aussi être présents, comme les tics chroniques, la trichotillomanie, les troubles envahissants 
du développement (particulièrement le syndrome d’Asperger) et les troubles alimentaires.'' (http://www.aqpamm.ca/wp-content/uploads/2011/04/TOC_enfants.pdf)

Bref, le TOC est un trouble caractérisé par des pensées indésirées et récurrentes (qui sont les obsessions) et/ou des comportements répétitifs (compulsions). On peu y retrouver des répétitions constantes de mouvements, s'arracher les cils/cheveux/sourcils, compter tout et n'importe quoi, éviter de marcher sur des lignes, refaire certaines choses un nombre de fois précise, avoir des pensées récurrentes sur la mort, sur une personne, etc. Même si c'est un trouble assez fréquent cela demeure assez complexe à comprendre et accepter. 

Par ce billet, je voulais juste vous sensibiliser à la chose en vous invitant à lire sur le sujet:






dimanche 17 novembre 2013

À SAVOURER...

 
 
Ce matin je me suis levée en me disant que jusqu'à présent le weekend se déroulait pas si mal malgré les microbes et que la semaine avait été mieux que les deux précédentes. Je me suis demandée si c'était parce que mini avait enfin compris que de hurler ou de pleurer ''non stop'' ne servait pas vraiment à quelque chose. Je me suis dis que ça pouvait bien être l'œuvre de ces satanés microbes automnales tout comme la médication réajustée pour tout le monde. Puis, j'ai arrêté de divaguer sur le comment du pourquoi et j'en suis venue à la conclusion que c'était parce que finalement nous méritions un peu d'accalmie. Bien non je blague! Je suis venue à la conclusion que je devais savourer plutôt que de me questionner. Savourons donc!
 
Si cela était possible, j'aurais mis à la suite de mon premier paragraphe un rire bien démoniaque ou moqueur (je ne sais pas lequel j'aime le mieux!). Un gros rire qui voudrait juste dire que finalement, je n'étais pas réveillée lorsque j'ai eut toutes les pensées précédentes. Parce que vous savez, on a tous ce sentiment que la journée va bien aller. On en est tellement convaincu que tout d'un coup on devient invincible. Y'a pas rien qui va gâcher la dite journée, les enfants se portant à merveille. Tout est presque parfait sauf ce fameux sentiment de marcher sur des œufs ou pire, sur des pics de fakir!
 
Ce petit quelque chose qui te rappelle que cette quiétude pourrait s'envoler d'un coup de doigt, d'un frôlement, d'un bruit quelconque, d'un regard, d'une dérogation à l'horaire ou routine ou tout simplement parce qu'il restait un petit grain de mais d'un pâté chinois divorçant de sa  viande et de ses ''pétacles''... ou pour n'importe quelle petite chose qui nous semble pourtant si anodine comme neurotypiques.
 
Ce soir, au souper, ce sont les vocalises de l'un qui a fait exploser l'hypersensibilité auditive de l'autre. L'un veut continuer à vocaliser, pendant que l'autre se bouche les oreilles en criant que ça lui fait mal. Mon vocaliseux qui ne vocalisent plus, car trop occupé à dire à mini que ''c'est trop fort, cries pas''. Puis, il y a nous qui tentons de manger paisiblement notre repas en se regardant et en se disant qu'un jour leurs systèmes allaient prendre en maturité. On a fini avec les coquilles d'oreilles pour les deux. On pensait retrouver le calme quand la matraque a décidé de lancer sa cuillère en hurlant ''j'aime pas ça''. C'est pourtant quelque chose qu'il aime beaucoup les spaghettis à la viande. Papa et maman ne comprennent pas trop cette impossibilité de ne plus aimer les spaghettis. Ça serait comme de lui dire tu ne manges plus de hot dog! I-M-P-O-S-S-I-B-L-E!
 
Et là on a compris. On a compris lorsque notre regard s'est dirigé vers le comptoir qui héberge notre Tupperware de nouilles. Maman s'est trompée. Elle a acheté des spaghettinis au lieu. OUPS!  Monsieur rigide ne voulait pas les manger étant donné la grosseur qui semblait défaillante pour lui, sa langue, son estomac. En tous les cas, pour une raison bien précise qu'on ne cherchera pas à comprendre. Alors on a trouvé un reste de spaghettis ordinaires, on les a fait cuire et la matraque était aux anges pendant que mini recrachait tout ce qui avait la texture de légumes (un autre subterfuge démasqué!).
 
Nous aurions pu laisser faire, LE laisser faire, mais on doit parfois choisir ses batailles. Ici, la priorité est qu'il mange. Alors on accentue peut-être la rigidité, mais on a fait ce choix. Manger étant un peu plus prioritaire (pour des raisons bien précises) chez mes enfants que leurs rigidités ou caprices.
 
Enfin bref, ces petites désorganisations ont eut pour effet qu'ils étaient très fébriles et trouver le sommeil dans ce temps là est difficile pour eux. Les bruits environnants les dérangent, les lumières sont soient trop fortes pour un, trop faibles pour l'autre, etc... Ça eut aussi pour effet de me rappeler qu'il faut savourer ces petits moments d'accalmies qui nous laissent penser (ou rêver) que le plus dur est peut-être derrière nous, que nous entamerons une période moins rock and roll.
 
Ça fait du bien d'y croire pour mieux gérer la situation par la suite!  Nous pourrions aussi juste être réaliste, puisque c'est toujours la même chose depuis bientôt 7 ans, mais de penser ''que peut-être que...'' ça nous fait du bien. Alors on s'accroche aux moments plus paisibles pour mieux faire face à toutes ces petites, moyennes et grosses crises.
 
Et vous? Prenez vous le temps de vivre ces moments d'accalmie et de les garder en mémoire pour justement vous rappeler qu'après chaque tempête, aussi grosse ou petite qu'elle peut être, il y a de beaux moments?
 
 

samedi 16 novembre 2013

PAS BESOIN DE TITRE...DU MOINS, JE CROIS....

Mon dernier message remonte au mois d'août. Plusieurs semaines se sont écoulées depuis. Des semaines remplies comme jamais. Nous avons beau côtoyer la mort presque tous les jours et se préparer à tout ce qui en découle, la vie continue malgré tout à faire son oeuvre. Du mieux que j'ai pu, j'ai accompagné ma maman dans ces derniers jours. Du mieux que j'ai pu, j'ai accompagné mes enfants dans des moments pas toujours heureux (vive les ruptures de fonctionnement!). Du mieux que j'ai pu j'ai accompagné tout ce beau monde dans des joies diverses.

Du mieux que j'ai pu...

Parce que lorsque nous perdons un être cher, nous ne savons pas toujours comment réagir. J'ai gardé pour moi tout au long de la dernière année qu'elle a passé à se battre contre la maladie, mes sentiments, mes émotions. J'ai servi de ''force et d'énergie positive'' pour certaines personnes qui ont fait en sorte que j'ai dut mettre de côté comment je me sentais. Perdre la personne qui vous a mis au monde, qui vous a tout donné, qui s'est sacrifiée pour vous, c'est une épreuve qu'on ne souhaite pas vivre, mais qui, malheureusement, est nécessaire. 

Lorsque j'ai appris que nous entamions nos derniers miles mère-fille, je venais également de perdre un autre petit ange. Une seconde fois. Une fois de trop. Je n'ai pas eut le temps, là non plus, de vivre ma peine. Comment pleurer un être qu'on n'a pas connu au détriment d'une personne qui va mourir et qui est, de surcroît, notre mère. On priorise nos émotions comment dans ce temps là?!

Puis au travers de cette accompagnement qui a été parsemé malgré tout de multiples  joies, la vie quotidienne devait se poursuivre. On a eut la rentrée scolaire des mousses. Pour la matraque un changement d'école pour entamer sa première année. Nouveaux enseignants, nouveaux éducateurs, nouveaux intervenants, nouveau de tout...Pour petite soeur une grosse étape; la rentrée à la maternelle. Je peux vous dire qu'elle est fière et tellement belle à voir aller! 

Si pour mini Lyli, tout a relativement bien été hormis une anxiété incontrôlable qui a nécessité quelques interventions; du côté de la matraque c'est une quasi catastrophe qui nous a été servi sur un plateau d'argent. Devoir aller reconduire garçon, car il ne peut prendre la berline dans un état aussi explosif, des interventions douteuses à vérifier, des rencontres, etc, ont été son début d'année. Nous sommes rendu à la mi-novembre et ce n'est guère mieux. Est-ce qu'on s'attendait à autre chose pour mon fils? On avait espoir, après une rencontre avec la nouvelle directrice très convaincante, du contraire. Mais au fond, on le savait que trop! 

Ceci dit, je reviens à mon idée de départ de ce billet disons un peu décousu...

La vie a dut poursuivre son chemin même si j'aurais aimé la mettre sur pause pour pouvoir être là pour ma mère, pour mon père, pour pleurer ce bébé perdu, pour pleurer ma mère qui nous a finalement quitté. Je réalise au travers tout cela que j'ai tout fait ce que j'ai pu, sauf vivre ma peine. Plus de un mois s'est écoulé depuis la fin de cette mauvaise aventure qu'est la mort et là, je m'autorise à laisser aller ces émotions trop lourdes. Ces émotions qui, au final, vous font tout remettre en perspective et en questions. 

Ma vie est et sera toujours un peu compliquée. Je n'ai pas choisi que cela soit ainsi. Puis, malgré de gros efforts, je n'arrive pas à changer cela. Les handicaps c'est chiant pas rien qu'un peu. Quand en plus ça vient en double, bien c'est doublement chiant! Quand la mort te fait plusieurs coucous depuis deux ans, tu mérites une pause. Quand c'est une chose après l'autre, quand tout arrive, quand on perd littéralement le contrôle parce que la vie a décidé de te gâter plus que les autres. Bien vient ce jour...

Ce jour qui te met K.O. Ce jour, qui te rappel qu'avant tout, il faut exister pour soi. Sinon comment faire face à ces réalités? Vous savez ces réalités qui nous sont données parce que nous avons la force d'y faire face? (Je me passerai de commentaires sur ma dernière affirmation....)

Bref, les derniers mois n'ont pas été des plus faciles. Mon corps s'en ressent énormément. Mon corps me fait mal dans les moindres recoins. Des allergies alimentaires sont apparues à cause du stress (?!). Ça va trop vite dans ma tête depuis trop longtemps aussi. Ce qui m'amène à comprendre bien des choses du passé et du pourquoi je suis comme je suis. La pomme tombe jamais bien loin du pommier et ce pommier est fort probablement abonné à ces fameuses lettres de diagnostique pas mal trop populaire ces derniers temps. Je réalise que je suis fort probablement ce genre de mère. Vous savez la mère qui donne tout ce qu'elle peut, mais qui oublie de prendre soin d'elle. Maintenant mon corps en paye le prix. Comment cela aurait pu être autrement...

La vie si elle offre une multitude de belles choses, d'épreuves parfois lourdes, bien elle est en train de m'offrir un beau cadeau. Celui de prendre conscience que je dois prendre soin de la personne que je suis sinon je n'aurai pas la chance de me bercer sur mon balcon en regardant mes petits enfants ou peut-être plus ceux des autres (sans être négative). Je n'aurai pas la chance d'être là le plus longtemps possible pour mes petits amours qui grandissent trop vite. La vie a fait un hola à mon corps. Ma tête a enfin compris le message de soigner ce corps et ce coeur meurtris par les épreuves des 5 dernières années. Le premier pas que je fais ce soir, est d'accepter que petite soeur ne soit pas comme les autres elle aussi. Je l'ai en travers depuis trop longtemps et là, faut que je l'accepte une fois pour toute! Accepter qu'elle ait ses particularités et que je ne peux rien y faire. Que je n'en suis pas l'auteure de ces différences/handicaps. Ainsi est la vie!

Donc je tente de ramener mon blog à la vie avec ce bizarre de billet, mais j'avais besoin d'écrire ''tout croche''. Ma pause a assez duré, du moins je crois. J'ai besoin de réécrire. Je vais aussi y intégrer petite soeur un peu plus, car ses particularités ne sont pas si loin du monde de l'autisme. Elle est bien présente dans cette bulle qui entoure ma matraque.  Je veux également y greffer des sujets connexes, des légèretés aussi. Je veux juste partager ce quotidien peu banal, mais à la fois si ''normal'' selon les perspectives de chacun.

Alors voilà, rebonjour pour la Xième fois!