Quand un enfant ''normal'' fait quelque chose pour la première fois, nous sommes heureux. Nous sommes fiers de lui. Par contre, on sait très bien que c'est le cours normal de la vie, que les choses doivent êtres ainsi. On sait que c'est ce qui doit se passer. On prend pour acquis bien avant d'accoucher que cela sera ainsi...
Lorsque en tant que maman je regarde mon garçon, chaque petit geste anodin comme applaudir parce qu'il est content, est une fête. Zak s'est toujours développé côté moteur normalement. Pour le reste, on attend encore pour plusieurs aspects comme le premier vrai mot, le pointage, comprendre réellement la signification du non et non juste le ton de voix, etc. On attend sur beaucoup de choses, car Zak a beau faire des puzzles d'enfants de 6-7 ans, il n'en demeure pas moins qu'au niveau motricité fine et communication-compréhension il a l'âge d'un bébé de 15 mois et qu'il en a 24!
Quand ces petits moments normaux se font attendre pour notre grand et que mini Lyli fait déjà une bonne partie de ces acquis, une certaine révolte s'empare de tout mon corps. Je ne peux m'empêcher de regarder Zak et d'en vouloir d'une certaine manière à Dieu d'avoir choisi notre garçon pour être ''différent''. Pourquoi lui? Pourquoi pas le garçon du voisin? Je ne souhaite pas à un autre enfant d'avoir un handicap à la place de mon coco, loin de là... Je trouve tout simplement cela injuste. J'ai beau me questionner à savoir ce que j'ai pu faire de mal enceinte, ou bien même dans une autre vie, mais ça demeure sans réponse bien entendu! Aucune raison. C'est comme ça tout simplement. Zak est autiste et il le sera toute sa vie. Aussi bien vivre avec cela, mais je ne suis pas obligée d'accepter cette injustice! Le moyen que j'ai trouvé pour être et surtout rester zen face à tout cela est de me dire que le bon Dieu nous donne les épreuves que nous sommes capables d'affronter, que la différence ne tue pas elle fait grandir, que Dieu nous a donné Zak, car avec nous il est bien traité et surtout aimé tel qu'il est ce qui aurait pu ne pas être le cas dans une autre famille.
Quand je regarde mini Lyli, ma naine à dents qui se prend pour une castafiore, mon coeur de maman est en quelque sorte pansé de ses blessures. Un baume sur mon coeur de maman qui a beaucoup de peine. Voir enfin pour la ''première'' fois des signes de la main qui font Bye Bye, des bisous, entendre le son doux du mot maman à mes oreilles, me faire dire ''kiens'' pour que j'enveloppe son ti-bébé reçu pour ses 1 an, la voir se retourner du premier coup lorsque je nomme son nom ou encore lui dire non et la voir devenir excitée parce qu'elle sait qu'elle a fait de quoi de pas correcte et bien ça n'a aucun prix. J'en aurais un million d'autres exemples comme ceux là! Tous les parents aiment ces premiers moments, mais pour nous ils ont une tout autre signification que de démontrer le cheminement normal d'un enfant. Pour nous, tout ce que Lyli fait ''comme les autres'' signifie qu'elle EST ''comme les autres''. Lylianne est ''normale''.
Lylianne me permet de rester accrochée. Elle me permet de rester accrochée à l'espoir. À l'espoir d'un avenir meilleur pour Zak. Je sais que je vais fort probablement surprotéger Zak la matraque pour le mettre à l'abri d'un monde encore cruel pour la différence, mais j'ai aussi la peur d'étouffer ma fille ou mes autres enfants, (car oui on en veut d'autres malgré tout) en m'accrochant à elle, à eux et à tout ce qu'elle ou seront finalement, car pour le moment Lylianne me donne tout ce que nous n'avons pas eut avec Zak...
Ce matin, j'ai relu le rapport d'évaluation de mon coco. Loin d'être super positif (ce qui est le rôle des rapports d'évaluation de ce genre), je le regarde. Je contemple ses beaux grand yeux. Il est venu me voir. Il a vu la larme sur ma joue et de sa petite main d'enfant innocent il m'a caressé la joue et up! il est retourné garrocher ses jouets en bas de l'escalier comme si de rien était! Pour moi, ce petit geste anodin n'a pas de prix. C'est la ficelle qui nous tient lieu de communication.
Il est vrai de dire 2 enfants, 2 vies différentes! mais un tout qui nous rends une famille forte et unie malgré tout! Nous pouvons même oser dire que l'un pour l'autre, Zak et Lylianne s'aident à cheminer, à grandir, à être heureux et à rendre heureux leurs parents.
Zak la matraque, maman et papa t'aiment tel que tu es. Lylianne merci d'être là pour nous, nous t'aimons tant!
ON EST CHANCEUX PAREIL!!!
Lorsque en tant que maman je regarde mon garçon, chaque petit geste anodin comme applaudir parce qu'il est content, est une fête. Zak s'est toujours développé côté moteur normalement. Pour le reste, on attend encore pour plusieurs aspects comme le premier vrai mot, le pointage, comprendre réellement la signification du non et non juste le ton de voix, etc. On attend sur beaucoup de choses, car Zak a beau faire des puzzles d'enfants de 6-7 ans, il n'en demeure pas moins qu'au niveau motricité fine et communication-compréhension il a l'âge d'un bébé de 15 mois et qu'il en a 24!
Quand ces petits moments normaux se font attendre pour notre grand et que mini Lyli fait déjà une bonne partie de ces acquis, une certaine révolte s'empare de tout mon corps. Je ne peux m'empêcher de regarder Zak et d'en vouloir d'une certaine manière à Dieu d'avoir choisi notre garçon pour être ''différent''. Pourquoi lui? Pourquoi pas le garçon du voisin? Je ne souhaite pas à un autre enfant d'avoir un handicap à la place de mon coco, loin de là... Je trouve tout simplement cela injuste. J'ai beau me questionner à savoir ce que j'ai pu faire de mal enceinte, ou bien même dans une autre vie, mais ça demeure sans réponse bien entendu! Aucune raison. C'est comme ça tout simplement. Zak est autiste et il le sera toute sa vie. Aussi bien vivre avec cela, mais je ne suis pas obligée d'accepter cette injustice! Le moyen que j'ai trouvé pour être et surtout rester zen face à tout cela est de me dire que le bon Dieu nous donne les épreuves que nous sommes capables d'affronter, que la différence ne tue pas elle fait grandir, que Dieu nous a donné Zak, car avec nous il est bien traité et surtout aimé tel qu'il est ce qui aurait pu ne pas être le cas dans une autre famille.
Quand je regarde mini Lyli, ma naine à dents qui se prend pour une castafiore, mon coeur de maman est en quelque sorte pansé de ses blessures. Un baume sur mon coeur de maman qui a beaucoup de peine. Voir enfin pour la ''première'' fois des signes de la main qui font Bye Bye, des bisous, entendre le son doux du mot maman à mes oreilles, me faire dire ''kiens'' pour que j'enveloppe son ti-bébé reçu pour ses 1 an, la voir se retourner du premier coup lorsque je nomme son nom ou encore lui dire non et la voir devenir excitée parce qu'elle sait qu'elle a fait de quoi de pas correcte et bien ça n'a aucun prix. J'en aurais un million d'autres exemples comme ceux là! Tous les parents aiment ces premiers moments, mais pour nous ils ont une tout autre signification que de démontrer le cheminement normal d'un enfant. Pour nous, tout ce que Lyli fait ''comme les autres'' signifie qu'elle EST ''comme les autres''. Lylianne est ''normale''.
Lylianne me permet de rester accrochée. Elle me permet de rester accrochée à l'espoir. À l'espoir d'un avenir meilleur pour Zak. Je sais que je vais fort probablement surprotéger Zak la matraque pour le mettre à l'abri d'un monde encore cruel pour la différence, mais j'ai aussi la peur d'étouffer ma fille ou mes autres enfants, (car oui on en veut d'autres malgré tout) en m'accrochant à elle, à eux et à tout ce qu'elle ou seront finalement, car pour le moment Lylianne me donne tout ce que nous n'avons pas eut avec Zak...
Ce matin, j'ai relu le rapport d'évaluation de mon coco. Loin d'être super positif (ce qui est le rôle des rapports d'évaluation de ce genre), je le regarde. Je contemple ses beaux grand yeux. Il est venu me voir. Il a vu la larme sur ma joue et de sa petite main d'enfant innocent il m'a caressé la joue et up! il est retourné garrocher ses jouets en bas de l'escalier comme si de rien était! Pour moi, ce petit geste anodin n'a pas de prix. C'est la ficelle qui nous tient lieu de communication.
Il est vrai de dire 2 enfants, 2 vies différentes! mais un tout qui nous rends une famille forte et unie malgré tout! Nous pouvons même oser dire que l'un pour l'autre, Zak et Lylianne s'aident à cheminer, à grandir, à être heureux et à rendre heureux leurs parents.
Zak la matraque, maman et papa t'aiment tel que tu es. Lylianne merci d'être là pour nous, nous t'aimons tant!
ON EST CHANCEUX PAREIL!!!
Good job!
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