Le trouble de déficit de l'attention
Le déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) semble être un mal de plus en plus répandu, si l'on se fie du moins au nombre d'ordonnances de psychostimulants, qui a pratiquement quintuplé entre 2000 et 2009. C'est de cette famille de médicaments que sont issus le Ritalin, le Concerta ou encore l'Adderall, que l'on donne aux personnes qui souffrent d'un déficit d'attention.Face à cette croissance fulgurante de diagnostics de TDAH, nombreux sont les sceptiques qui croient qu'on assiste à un phénomène de mode. D'autres pensent plutôt que les professionnels de la santé sont simplement mieux informés que par le passé et qu'ils sont plus en mesure de faire de bonnes évaluations.
Dans une série de reportages, Marie-France Abastado s'est penché sur le sujet.
LA LONGUE ROUTE VERS LE DIAGNOSTIC
Qui ne connaît pas dans son entourage un enfant hyperactif ou qu'on soupçonne de l'être? Ce trouble semble être soudainement apparu chez les enfants dans les deux dernières décennies.
Pourtant, le trouble déficitaire de l'attention avec ou sans hyperactivité aurait toujours affecté entre 3 % et 5 % de la population, selon les estimations les plus prudentes. Quelques-uns soutiennent même qu'il toucherait 5 % à 7 % des personnes. Et bien qu'on le diagnostiquait déjà dans les années 1950, depuis, les connaissances sur le sujet se sont raffinées et on le détecte davantage. Peut-être trop, selon certains.
Comment pose-t-on un diagnostic de TDAH et qui est habilité à le faire? C'est ce qu'a cherché à savoir Marie-France Abastado dans le premier d'une série de reportages sur la question. Elle a de plus constaté que pour expliquer les comportements problématiques de leurs enfants, les parents ont chacun leur façon d'aller à la recherche d'un diagnostic.
Ce reportage sera diffusé le 18 septembre à Dimanche Magazine.
RÉSISTER AUX MÉDICAMENTS, MAIS À QUEL PRIX?
Une fois le diagnostic de trouble de l'attention posé, vient une question difficile. Faut-il médicamenter ou pas? Il semble qu'au Québec, on choisisse de plus en plus de le faire. À preuve, on assiste depuis quelques années dans la province à une explosion du nombre de prescriptions de psychostimulants. Est-ce justifié?
Ce reportage sera diffusé le 19 septembre à Désautels.
LES ALTERNATIVES OU COMPLÉMENTS À LA MÉDICATION
Quand on dit déficit d'attention, on pense généralement aux problèmes de concentration. Mais selon la gravité des cas, il faut souvent composer avec beaucoup plus : impulsivité, mauvaise gestion des émotions, désorganisation... Autant de problèmes associés à ce trouble que la médication à elle seule ne suffit pas à solutionner.
Dans plusieurs hôpitaux, on mène donc ces temps-ci des expériences pour trouver des thérapies, qui, alliées ou pas à la médication, pourraient améliorer les choses. Dans ce troisième reportage, Marie-France Abastado a accompagné une famille qui a suivi une thérapie à l'Hôpital Rivière-des-Prairies, à Montréal.
Ce reportage sera diffusé le 20 septembre à Désautels.
UN DIAGNOSTIC DE PLUS EN PLUS FRÉQUENT CHEZ LES ADULTES
De plus en plus d'adultes pensent être atteints d'un trouble de déficit de l'attention. Très souvent, c'est lors des démarches entreprises pour leurs enfants que des parents finissent par se reconnaître dans les symptômes décrits dans la littérature. Et contrairement à ce qu'on croyait dans le passé, les spécialistes en la matière affirment maintenant que le TDAH ne disparaît pas nécessairement à l'âge adulte. Il persisterait plutôt dans près de la moitié des cas.
Alors, effet de mode ou simple avancement des connaissances? C'est une question à laquelle il est difficile de répondre. Mais ce qu'on sait toutefois, c'est que les adultes sont cinq fois plus nombreux qu'en 2000 à prendre des psychostimulants.
Dans le dernier reportage de sa série, Marie-France Abastado a recueilli les témoignages d'adultes qui sont aux prises avec ce problème, et des spécialistes qui les suivent.
Ce reportage sera diffusé le 25 septembre à Dimanche Magazine.
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