Eh bien voilà...c'est fait! Nous sommes dans notre nouvelle maison. Pas tout à fait installés, mais bon, faut se rendre à l'évidence qu'avec un fiston comme le mien et une petite poulette dans un 2 ans très caractérielle nous ne pouvons faire tout se que nous voulons quand nous le voulons. Alors il nous reste encore des boîtes, des recoins à laver et un terrain à nettoyer, mais nous parvenons enfin à voir le bout! Merci aux dodos tôt des cocos et des nuits si accueillantes!
Je dis enfin parce que malgré, une nouvelle vie qui débute pour nous, la maman en moi qui adore plus que tout au monde son fiston, a vraiment un peu trop de brou dans le toupet et un trop plein d'émotions qui a décidé de sortir, bien entendu, quand ce n'est pas le temps.
Cette semaine j'ai mal. J'ai mal de réaliser, malgré les belles montagnes escaladées depuis son entrée au petit centre (septembre dernier), que même si coco n'avait pas été autiste il aurait été handicapé. Nous avons reçu la confirmation écrite de la dyspraxie verbal de fiston et maman a bien de la misère à digérer le tout. Oui oui, je le savais. Mais il y a un je ne sais quoi qui m'atteint dans ce petit bout de papier. La tristesse de vraiment dire ''à dieu'' à un erreur de diagnostique. Bien quoi, un coeur de parent à toujours espoir que.........malgré tout. Malgré cette cruelle réalité qu'est notre quotidien. Pourquoi autant de colère, de peine, de rancœur, d'amertume suite à une simple discussion et confirmation d'un handicap?!? Pourquoi être revenu dans un trou béant d'émotions négatives quand cette réalité on la savait notre? Ça change quoi qu'en plus de l'autisme, le suspecté syndrome de Gilles Latourette, la dyspraxie moteur, l'asthme, les problèmes gastro-œsophagiens, les allergies, les comportements obsessifs-compulsifs, l'hyperactivité on se fasse confirmer sa dyspraxie verbale. Bien oui ça change quoi? Bof, je ne serais dire... Surement rien. Surement rien à part le fait que non fiston n'est pas comme les autres et ne sera jamais comme les autres. Qu'il n'y a pas d'erreur sur à quel point mon fils est un enfant à défis. J'en suis même venu à essayer de faire ma forte devant les intervenants et les autres en disant qu'on mériterait presque qu'un boni à chaque handicap se rajoutant. Bref, peu importe, fiston aurait eut une étiquette d'une manière ou d'une autre, même sans l'autisme, même sans toutes les autres maudites cochonneries qui ont décidé délire domicile dans le petit corps de Zak, dans sa petite tête pleine d'innocence....
Ce fut mon cadeau de bienvenue, mon cadeau de fête des mères, mon cadeaux pour mes gros 29 ans. Un gros 29 ans qui pèsent lourd ces temps-ci. Oui Zak fait des progrès, mais y'a aussi tout ce qu'il ne fait pas, ne peut faire et ne pourra jamais faire. L'image de mon fils que la plus part voit l'instant de quelques minutes est cette image traître de l'enfant qu'aurait pu être mon fils, mais qu'il ne sera jamais.
Les derniers jours trop chargés de déménagement, stimulations, rendez-vous, ménage, empactage-dépaquetage qui m'ont fait office de vie, j'étais capable, moi super maman de Zak, de les prendre. Comme un verre d'eau rempli à rebord, j'ai débordé et je déborde encore de cette dernière goutte qui vient de faire renverser ce verre trop plein.
Mais malgré un trou émotif, qui doit supposément revenir de manière cyclique chez les parents ''hors-normes'', je suis bien heureuse de notre vie vie qui débute. De ce petit renouveau qui nous redonne des ailes. Une transition qui s'est hyper bien déroulée pour fiston finalement. Non il ne dort pas mieux, ne mange pas mieux, ne crise pas moins, mais rien n'ont plus n'a vraiment augmenté d'intensité suite à ce changement majeur. Faut dire, que malgré le ''rush'' des préparatifs, on a bien pris soin de prendre le temps de lui expliquer, ré-expliquer et rere-réexpliquer un montage photos que le centre nous avait préparé pour l'occasion. On a pris le temps de lui faire visiter la maison dans ses moindres recoins, de ne pas déroger à la routine McDo, le parc etc...Une grosse préparation, mais qui a porté fruit.
Qui aurait cru que ça serait les émotions de maman qui viendraient ''fouerrer'' tout ça?!
Alors bienvenue dans notre nouvelle vie, nous sommes de retour!
Ce dimanche passé (fête des Mères), à l'église, les enfants ont chacun présenté une fleur à leur maman.
RépondreSupprimerJe ne pouvais pas me concentrer sur mes 2 gars qui m'approchaient. Tout ce que j'ai entendu était la crise de Jeremy. En ce moment, j'ai senti ce que tu décris. Oui, malgré ses progrès, il ne sera jamais comme les autres.
Pour ce qui est de ce fameux tableau du processus d'acceptation, je ne pense jamais arriver à la dernière colonne. Et, si j'y arrive, ce ne sera pas pour y rester. Il y'aura toujours une situation qui me reculera en arrière.
Félicitations pour la nouvelle maison! J’ai hâte de vous revoir après une semaine de maladie partagée entre jumeaux!
Pamela
ah ma belle Caro,
RépondreSupprimerTu as tellement le droit d'être en TA&*?%?%&% tu sais - pis tu as raison de croire que c'est pas juste non plus. Comme tu dit ta coupe était déjà pleine - pis tu as explosé - moi je te dit GOOD FOR YOU! Si tu n'aurais jamais explosé Là il y aurait eut un plus grand problème - te te serait pété une profonde dépression ma chouette... Ok tu as des moments de découragemetns - mais tu es HUMAINE.
C'Est normal de vivre des deuils quand on a un enfant à défis, pis non t'as pas finio d'en vivre. Chu platte hein de te dire ça lol
Mais c'est ça pareil - c'est encore plus d'incertitude - plus de tracas - plus de tout!
Mais bon on se ratache aux petites choses... Combien il est beau pis fin quand il veux. Les câlins... ect... Qui a dit que c'était facile d'être parent?
Bisous mon amie... le 5 juin va te faire un de ces bien ma belle... lol
Je suis contente de vous savoir déménagés et que cela semble bien se dérouler pour Zak.
RépondreSupprimerMais te lire me fait de la peine. Tu as le droit de craquer. Tu as le droit d'avoir des "bulles" de tristesse. Tu n'as pas à te sentir faible ou à te culpabiliser. Tu es une maman pleine d'amour et tes petits sont chanceux de t'avoir comme maman.
Être maman d'un enfant différent c'est tout un défi et toute une épreuve pour un coeur de maman.
Je te lis et je me revois tellement, il y a quelques années.
Permets toi de craquer, de pleurer, de crier. Malheureusement, çà fait partie du processus de deuil. Je ne sais pas si l'on peut devenir complètement sereine avec tout cela. La douleur reviendra toujours te faire des petits coucou, mais je peux te rassurer et te dire qu'on finit par trouver une forme d'équilibre.
Je pense à toi.
Ouff de dur moment
RépondreSupprimervous êtes d'excellent parent
Continuez votre bon travail