Merci d'être généreux!

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mercredi 30 avril 2014

QUAND MAMAN PIEUVRE RENCONTRE UN MUR

Ouf! presque 3 mois sans venir écrire. Je dois dire que je n'avais rien de particulier à dire ou rien de bien nouveau. J'ai parfois l'impression que malgré cette vie pleines de surprises, de hauts et de bas, tout revient toujours. On donne l'impression d'avoir une vie palpitante, bien (trop!) chargée dans laquelle il se passe tellement de choses qui méritent d'être racontées. Pourtant, nous, parents d'enfants différents on sait qu'au final, outre les victoires qui se font parfois trop attendre, on a toujours les même choses à dire au grand désespoir de nos proches qui ne le vivent pas: ça dort pas, ça mange pas, la crise par ci, la crise par là, oui des victoires, mais trop souvent qui sombrent dans l'oubli parce que les bas sont trop prenants, une fugue par ci,  un zéro par là... Bref, quand ce sont toujours les mêmes choses, tu viens presque à avoir le syndrome de pet et répète s'en vont en bateau. Les gens nous trouvent redondants. Puis moi je suis de celles qui a besoin d'en parler, mais à qui ça tanne. Parce que je réalise, que je n'ai que cela, ayant tout laissé tomber du travail aux passe-temps pour ''sauver'' mes enfants qui ne cadrent pas dans le moule si parfait de notre société.

Je me suis levée un beau matin en ayant plus le goût de partager sur un quotidien qui fait trop peur. Sur un quotidien pourtant palpitant, mais dont personne n'envie. Dont personne ne comprend pourquoi je ne le changerais pas. C'était un fameux matin qui m'a rentré dedans plus fort qu'un train TGV. 

Ce matin là, j'ai ''pogné mon trou''. J'ai frappé mon mur. J'ai été mis sur le tapis. Ce matin là mon corps a lâché. Depuis plus de 2 mois, je travaille fort à me refaire une santé, une forme, à tenter de penser à la femme que je suis avant tout. Je réalise que je n'ai plus trop le choix. L'âge avance et la réalité est que je devrai être là pour un enfant à besoins particuliers qui deviendra un adulte à besoins particuliers et qui aura besoin de moi rendu à un âge vénérable.

Il est difficile  de reprendre le contrôle de sa propre vie malgré qu'on contrôle et gère si bien toute une famille et sa maisonnée. Je suis du genre tête dure et corps invincible. Euh...corps invincible dans mes rêves faut croire! Malgré toute notre volonté, tout continu autour de nous. Nous ne pouvons faire pause et reprendre lorsque nous avons  retrouvé notre équilibre. La vie autour continue. 

Après un changement de chien (et oui encore....), les compétions de doudounne, le baseball de la matraque, le bénévolat à l'école de fillette, les trop nombreux rendez-vous, les nombreux microbes d'un hiver interminable, la fête de petite soeur et de Zak, le ménage du printemps, les nuits interminables, la médication, les dégâts, les tentatives à la propreté, alouette (aie-je dis que j'avais frappé mon mur !?!), fallait trouver du temps pour moi. Mon corps me le demandait, ou plutôt me l'exigeait de plus en plus.

Mais je n'ai pas trop réussit et j'ai atteint ma limite physique à une vie trop pleine. Je dois faire un gros effort pour arrêter d'être partout et surtout pour tous. On aura beau m'appeler la maman pieuvre, c'est une mission impossible que d'être à mille et uns endroits à la fois, de rendre tout le monde heureux. De guérir les handicaps quels qu'ils soient. Il aura fallu que je sois plus que malade pour le comprendre. Lorsque tu n'es plus capable de manger parce que ton corps rejette tout, je pense que le message ne peut pas être plus claire. Quand le stress, l'anxiété, la peur de ce qui adviendra de nos enfants différents te rend malade tu dois tenter de remédier à cela. On ne peut pas changer la réalité, on ne peut pas changer ces injustices, mais on peut essayer de vivre avec. Le temps a passé depuis tous ces diagnostiques qui ne cessent de s'ajouter, mais je ne suis pas une sainte, je ne l'ai jamais digéré. Puis non je ne l'accepterai jamais, mais je vais apprendre à vivre avec et à toujours en tirer le plus de positif possible. 

Ce n'est donc plus un luxe de penser à moi ni une obligation, mais une nécessité parce que ma réalité à moi c'est que je dois être là le plus longtemps possible pour un petit bonhomme qui deviendra fort possiblement un ''homme enfant'' qui aura besoin de moi toute sa vie.

Ce soir j'avais envie de faire ce petit partage pour qu'à votre tour vous fassiez ce qu'il faut. Je ne suis pas la seule maman pieuvre, trop prise par tout, qui a besoin de prioriser sa santé dans toute cette roue qu'est la vie familiale extra-or-de-l'ordinaire et je crois que pour clôturer le mois de l'autisme (désolée j'ai passé pas mal cela sous silence) ça s'apprêtait bien.

lundi 10 février 2014

IL ÉTAIT UNE FOIS UN GROS MERCI

Il était une fois un petit garçon pas comme les autres. Autiste, avec multiples handicaps, il détestait l'école, car ses difficultés d'apprentissages étaient si grandes qu'il se trouvait pas bon. Ses incapacités ne lui permettaient pas d'apprendre les choses comme les autres enfants de son âge. Depuis septembre petit garçon régressait au niveau de la propreté, ne dormait plus que quelques heures par nuit, refusait d'être séparé de sa maman, ne mangeait presque pas.  La larme facile, les colères toujours au rendez-vous, ses parents tentaient de tout lui donner pour qu'il soit bien et surtout heureux.

Un beau soir, il y eut cette révélation d'un amour incommensurable pour George Parros et sa moustache ainsi qu'avec le Canadien de Montréal. Une petite lueur d'espoir de voir que petit garçon parvenait tout de même à apprendre quelques chiffres et lettres, lui qui n'avait aucun intérêt pour cela. Si Parros savait compter, il était important que lui sache compter. Si Parros mangeait, lui aussi devait manger un peu. Bref, le nom Parros amenait petit garçon à faire des choses tellement difficiles pour lui et sans intérêts. Les heures passées à regarder son joueur moustachu et ses coéquipiers permirent à petit garçon d'obtenir ses premiers points lors d'un examen de mathématique.

Cette petite lueur d'espoir et de victoires a laissé place à une petite poudre de poussière d'étoile qui a opérée sa magie. Par un beau mardi ensoleillé, mais dont maman trouvait difficile, car petit garçon venait de passer la nuit debout, elle reçu un courriel de La Fondation des Canadiens pour l'enfance lui disant qu'une certaine personne avait partagé son billet QUAND UNE MOUSTACHE FAIT LA DIFFÉRENCE à eux. La fondation crue bon de montrer cela à l'épouse de monsieur Parros et lui-même. Ces derniers offrirent le plus beau des cadeaux pour un petit garçon que la vie a décidé de malmener plus souvent qu'à son tour. Ils lui offrirent un peu de temps en compagnie du grand Moustachu. Des minutes de bonheur qui a firent exploser petit garçon d'une joie qu'on lui a rarement vue depuis les 7 dernières années.

Petit garçon et sa maman assistèrent donc à la partie du 1er Février contre Tempa Bay. Une partie pour laquelle monsieur Moustache eut beaucoup de temps de punition, ce qui fit  bien rire petit garçon de voir un adulte se faire punir autant en si peu de temps. Petit garçon apprécia cette première expérience au Centre Bell.
Après la partie, ils eurent la visite d'un agent de sécurité qui les invita à le suivre dans des couloirs ''secrets''. Explications que petit garçon donna à papa. On amena petit garçon et maman devant un salon avec une madame de la Fondation. Ils indiquèrent qu'il fallait patienter un peu. Maman avait annoncé à petit garçon qu'il allait rencontrer une personne bien spéciale. Petit garçon tant qu'à lui a vue le joueur Bouillon. Il se demanda à quel endroit se cachait Parros. Maman lui répondit qu'il devait surement être entrain de se laver et petit garçon lui répondit: ''et sa moustache?''. Oui petit garçon, la moustache aussi se fait laver. Il posa cette question aux 30 secondes lorsqu'il aperçu un grand, que dis-je, très grand monsieur avec une grosse moustache arriver de derrière un rideau avec un sac cadeau. Petit garçon leva la tête et lança un gros ''c'est Parros''. Il se leva et s'avança automatiquement vers lui comme un aimant. Petit garçon a malheureusement un gros trouble de langage. Il parle peu, mais qui dit poussières d'étoile dit aussi magie, car il a pu dire en français et en anglais  un beau bonjour avec le sourire étampé dans son visage, les petites mains gesticulants derrière lui, signe d'un grand bonheur.
La barrière de langue ne fut pas un problème pour petit garçon, monsieur Parros lui adressant quelques petits mots en français dont un ''j'aime ta moustache''. Petit garçon, pour l'occasion arborait une moustache tricolore. Monsieur moustache prit le temps de s'agenouiller à la hauteur de petit garçon, de lui parler doucement, de lui montrer tous les cadeaux un à un. Ils comptèrent ensemble jusqu'à dix. Même papa et maman n'y parvenaient pas comme bon leur semblait de le faire compter ainsi. Ce fut un moment magique pour lequel petit garçon aura souvenir très longtemps.
Cette générosité et cette initiative tant de la fondation que de monsieur Parros nous fit chaud au cœur. Ils ne sauront jamais à quel point cette attention changea et augmenta l'estime d'un petit garçon en seulement l'instant d'une rencontre. Jamais ils ne sauront à quel point cette rencontre fit du bien à une maman parfois à bout de souffle, qui attendait de voir son petit garçon enfin heureux et sans soucis pour plusieurs minutes.


Monsieur Parros, madame Parros, la Fondation, merci infiniment, car depuis le 1er février, petit garçon décida d'aller à la toilette de jour sans avoir besoin de sa couche/pull up parce que pour être un joueur de hockey, on ne doit pas porter de couche! Puis comme le grand moustachu ne porte pas de couche...la logique se fit toute seule pour petit garçon.
Papa et maman prirent  tout le positif que cette merveilleuse rencontre engendra comme les premiers pas officiel et voulu vers la propreté de petit garçon, quelques bouchées de plus dans un petit estomac bien difficile... Ils  profitèrent à la puissance mille du fait que petit garçon flottait sur un nuage de bonheur, alignant les cadeaux remis par Parros et ne se lassant pas de regarder son album photo de ce moment magique, album qu'il traîne dans son sac d'école tous les jours depuis.
Il était une fois un petit garçon très heureux et des parents très reconnaissants.
Merci,
Zak et ses parents.



mardi 28 janvier 2014

QUAND UNE GESTE A TOUT UN IMPACT!

Il y a de ces journées ou devrais-je plutôt dire de ces nuits qui nous portent presque au désespoir. Des nuits dont tu ne calcules plus le nombre de réveils. Une de ces nuits que tu te dis que ça ne se terminera jamais. La nuit dernière a été une de ces nuits. J'ai eut mon ''boost'' de découragement rendu au 4e levé de mon fils (qui se lève aux heures depuis quelques jours) et lorsque j'ai vue que fillette avait bel et bien commencé sa journée à 2h45...

Parfois, je me dis que j'aurais eut toute une résistance pour être soumise à une torture de non sommeil et je vois à quel point  c'est tout, sauf humain. Ne pas dormir permet à la tête de se faire aller. Le petit hamster devient presque un candidat idéal à une médication de Ritalin parce qu'on dirait qu'il a bu 3-4 Redbull.

Ces moments de découragement sont normal dans un sens, mais la vie est ainsi faite que parfois tu as une petite étoile qui brille rien que pour toi, rien que pour ton enfant. Rien que pour te rappeler que tu as encore droit à des petits bonheurs et que ce n'est pas que chaos! Ce genre de petite étoile qui a passé le temps d'un courriel, mais qui a eut un impact sur comment tu percevais la situation depuis quelques heures. Une étoile qui saura briller pour longtemps dans ton coeur et ta tête.

Bref, j'ai reçu un courriel qui m'a mise dans un état émotif de bonheur sans limite. Une amie qui a faite l'action la plus merveilleuse qui soit sans nécessairement savoir à quel point cela a une valeur pour nous. Sans savoir le bien qu'elle a pu nous faire juste avec un partage d'un de mes billets. Pour le moment je la remercie ici, de manière indirecte, mais elle le sera en privé croyez moi. Puis maintenant je dois attendre quelques jours avant de vous partager ce merveilleux cadeau qui est offert à mon fils.

Ce billet peut vous sembler pas mal vague, sans but, mais en attendant de connaître de quoi il s'agit comme courriel,  le pourquoi de ce grand bonheur pour fiston, de ce baume pour nous,  je peux juste vous dire qu'au travers les nuages parfois trop gris se cache un rayon de soleil. Les gens sont encore très généreux et sensibles. Qu'il suffit parfois d'un petit geste pour engendrer un tsunami  de joies et surtout, redonner le petit ''pep'' qu'il te fallait trop!

Merci à toi, merci à vous!

samedi 25 janvier 2014

QUAND UNE MOUSTACHE FAIT LA DIFFÉRENCE!





Mon fils a peu d'intérêts. Il joue à peu près toujours aux 2-3 mêmes trucs: les playmobil, les petites voitures et le IPad. Le IPad étant principalement son intérêt, il peut y jouer des heures sans jamais se lasser. Pour lui, faire quelque chose ou l'intéresser à un sujet particulier ça relève souvent du miracle.

Comme je le disais dans un autre billet, l'école est très très loin dans ses intérêts. Il déteste. Il a trop de difficultés et d'incapacités pour être capable de faire comme ses petits amis de sa classe. Il se décourage et son estime est disons bien mauvaise puisqu'il se rend compte de certaines choses... On tente de remédier à cela, mais c'est une grosse bataille le système scolaire, gérer les incapacités et limitations versus le non intérêt, les difficultés d'adaptation, etc...

Comme nous avons été obligé de reprendre depuis le début de la première année en français, nous avons également été obligé de reprendre presque du début pour les mathématiques. La matraque est encore au stade d'apprendre comme il faut son alphabet après 5 mois d'école. Malgré tous nos efforts ça demeure difficile. Il préfère un peu plus les nombres. Même s'il a beaucoup de difficultés, il aime redire les chiffres qu'on lui dit. Il a tranquillement assimilé les nombres 0 à 10 pour avoir une ''certaine '' ouverture pour les chiffres de 10 à 19. Ils devraient (selon le super programme de première année) être capable de se rendre jusqu'à 70 environ, mais il est loin d'être rendu là.

Ceci dit, on fait pleins de trucs et d'activités dans nos vies, au quotidien, qui peuvent nous donner une opportunité de travailler sans vraiment travailler ces notions de nombres et chiffres (l'écriture, on y va plus mollo, étant donné que c'est une matière autodestructrice pour lui). Dernièrement, on était en visite et on a commencé à écouter la partie de hockey du Canadiens. Zak a vu un joueur avec une grosse moustache. Il lui a plu tout de suite. Il nous a demandé son nom. Quand il a vu qu'il avait un numéro sur son dos, il nous a demandé quel était ce nombre. Nous lui avons répondu 15. On a fait cela avec quelques joueurs. Depuis ce soir là, qui remonte à plus de 1 mois, Zak a commencé à s'intéresser au hockey et aux Canadiens. Il a tellement de plaisir à les voir jouer à la télévision, à se faire dire qui est qui  et avec quel numéro. Dire que nous joignons l'utile à l'agréable est de courir après le trouble que notre petit subterfuge ne fonctionne plus. On ne le dira donc pas trop fort qu'on travail quand même certaines notions.

Les jours passent et il reste accroché au joueur à moustache. Son numéro 15 et son nom facile à prononcer: Parros. Voir la matraque s'attacher comme cela à un joueur, un numéro et une moustache ça n'a pas de prix. Non seulement il a pu retenir et maintenant reconnaître plusieurs numéros et noms, mais il s'est aussi créé un nouvel intérêt. Son plus grand plaisir depuis quelques jours est de s'installer avec maman devant Google et taper le nom des différents joueurs du Canadiens et voir leurs visages sous différents angles. Il ne se lasse pas de nommer le prénom de son joueur préféré et de sa moustache. Puis comme subtilement nous voulons lui montrer à reconnaître les nombres, nous passons tous les joueurs sur Google. Lentement, mais surement, il reconnait et nomme. Demandez lui quel numéro porte Parros, Suban ou Pacioretty, il saura vous répondre. Par coeur, oui, mais c'est un début!

Vous voyez, on peut travailler de pleins de manières le scolaire au travers notre quotidien. Puis, comme il fait maintenant une fixation sur monsieur Moustache, il fera sa première sortie au Centre Bell le 1er février (et le 6 février, voir ici petite pulsion de parents qui aiment le hockey hihi), en espérant qu'il sera de la partie. On s'amusera à voir pleins de choses et en nommer tout autant! Il est tellement content de cette sortie à venir que je me croise les doigts pour que tout aille bien et qu'il apprécie son expérience. Avec une bonne paire de coquilles, un hot dog et une photo souvenir de M. Georges ''moustache'' Parros, ça ne pourra être autrement! Il les compte en titi les dodos avant le jour ''P'', avant le jour ''Parros'', avant de pouvoir voir SON monsieur Moustache en personne.




dimanche 19 janvier 2014

AH CES PETITS BONHEURS DU WEEK END!

Vivre avec un enfant à défis, avouons-le, apporte son lot quotidien de défis (je n'aurais pu dire mieux en ne me répétant pas...mais bon!)  Nous passons par des périodes roses, bien bien roses aux périodes blancs-gris sales voir noires. Il faut quand même s'avouer, qu'au travers de tout cela, il y a des moments extraordinaires, ces petites victoires, ces petits gestes qu'ils font et qui nous font tellement de bien! Je le dis souvent qu'il faut s'accrocher à ces petites choses. Certains vont dire que je me répète, mais je crois que c'est vraiment ce qui fait la différence sur nos quotidiens.

J'aime beaucoup répertorier dans ma mémoire et par écrits ces petits moments d'extra pour pouvoir m'en souvenir aussi longtemps que possible. Pour m'éviter de juste penser au plus difficile. Pour me consoler. Pour me rappeler qu'avant les handicaps, il y a toujours mon merveilleux petit garçon!

Moi me faire dire un ''je me manque'' pour me dire en fait qu'il s'ennuie de moi, que je lui manquerai, ça sonne tout doux à mon oreille. Comme le fameux ''je me m'aime''...Il ne vient pas souvent, mais ce week end il a su me surprendre. De manière spontanée j'ai eut droit à un ''je te t'aime'' pendant que je lui mettais son pyjama. Accompagné d'un gros colleux, ça n'a pas de prix! Mon fils il est tout, sauf spontané. Lorsque cela arrive disons que j'aurais presque envie d'avoir un système d'enregistrement vidéo pour me le passer en boucle les jours qui suivent. Au lieu, je bois cette petite voix qui vient de me dire  en fait un gros je t'aime façon améliorée!

Il y a ces moments qui sortent de nul part aussi. Ces moments qui te font avoir un petit coco qui se jette littéralement dans tes bras juste pour le plaisir d'avoir un câlin de maman ou papa. Un sourire qui apparaît après plusieurs jours et qui est mille fois plus énergisant que tout ce qui peut exister. Ces derniers jours n'ont pas particulièrement été faciles, mais ces petites paroles, ces petits gestes qui demandent tout un effort pour mon fils, sont une dose de bonheur inqualifiable pour papa et moi.

Du pur bonheur...comme lorsqu'il a clairement dit à son chien hier soir: ''Zaia vient!'' ''Vient dodo avec ton Zak". Puis de voir cette grosse bête poilue faire si attention pour se coucher à ses côtés, comme si elle savait à quel point il peut être fragile si elle le lèche ou se frotte trop contre lui...

Bref, il y a une multitude de petits bonheurs comme ceux là auxquels il fait bon de s'y rattacher pour repartir une nouvelle semaine du bon pied!




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mardi 14 janvier 2014

UNE BONNE ET EXTRA-OR-DE-L'ORDINAIRE ANNÉE...EN RETARD!

Voilà une année de passée et une nouvelle qui débute. Je vous souhaite une année 2014 dans l'amour, la paix et la santé. Je suis un tantinet en retard, mais aucune loi stipule qu'à partir de telle date on ne se souhaite plus nos vœux les plus sincères et il y a encore moins une loi pour faire arrêter les rendez-vous, interventions et autres.  Je ne vous souhaite pas une année au delà de vos attentes et espérances parce que selon moi, on finit toujours pas être déçu. Alors que l'année à venir soit juste BELLE et qu'au travers les petites, moyennes et grosses épreuves vous saurez trouvez la parcelle de bonheur qui vous revient.

Maintenant que la convenance est faite,  je peux évacuer (me confier?!)!

Depuis quelques temps je pense à tout ce que ma matraque a fait, accompli, les batailles gagnées. Il en a fait du chemin! Est-ce tout l'argent investie en thérapie et matériel de toute sorte qui a le mérite? Les différents intervenants ? Les professeurs? Simplement l'amour inconditionnel qu'on lui porte? Ou peu importe ce qui peu avoir aidé? Je crois que chacun a sa petite part de mérite. Quand vient ce genre de rétrospection (annuelle pour moi, je suis faite ainsi...) on a des sentiments mélangés. Je suis tellement fière de lui. WOW! quel chemin parcouru! On pense presque que ''sky is the limit''!

Mais....

Il y a un mais...

Ce fameux MAIS qui te met sur le ''hold'' émotif des victoires et qui te fait aussi vivre l'inverse. On participe à pleins d'activités, on côtoie pleins d'autres enfants et parents vivant la même situation, on reçoit des appels de certains milieux, etc...et il y a notre gros bon sens qui nous rappel à l'ordre. Il ne faut pas se comparer disent-ils. Moi je dis que se comparer ça fait du bien. On se rend compte qu'il y a toujours pire, mais en se comparant, en faisant des petites réflexions, on se rend vite compte qu'il y a aussi bien moins pire...

Puis, au fond de moi, même si je suis contente pour ceux qui l'ont plus facile, je me dis que la vie est bien injuste de départager ces enfants en niveau d'atteinte, du nombre de diagnostiques, ou peu importe. Je réalise depuis que fiston est en première année qu'on a eut de grosses périodes, mais qu'il en reste encore à venir. Le fameux cheminement de l'annonce du/des diagnostiques ça peut durer longtemps en torpinouche. C'est à se demander si un jour on y arrive à la fin de ce dit cheminement. On travail ( je n'aime pas trop ce mot, mais c'est le seul qui me venait) fort pour nos enfants, mais on doit travailler fort sur nous aussi.

Depuis 3 semaines on met les bouchées doubles. On a remis des périodes de sensoriel à l'horaire (hamac, couverture lourde, trampoline, balançoire...), on tente de faire de plus en plus de devoirs et de leçons pour tenter de rattraper les retards et qu'il soit rendu à la même place que ses compagnons de classe. Avec les périodes sensorielles, on a passé de zéro à une dizaine de minutes qu'il accepte d'être devant son cartable. Oh yé! superbe progrès! Pis là, bing bang pouf! Ça te pète dans la face. Tu réalises qu'il n'a rien ou presque assimilé de ce qu'il doit savoir depuis septembre. On remet encore plus d'énergie à trouver des trucs, des méthodes pour lui montrer des mots aussi simple que moi, papa, chat....Et la tu cliques et tu reprends du tout début: sait-il simplement son alphabet?

La réponse était non, pas vraiment. Alors depuis 1 semaine on est sur cela. Il faut bien solidifier la base pour pouvoir monter d'un étage. C'est notre tentative. Il y en a qui se proclament des ''faiseux de miracles'', pensant que facilement il débourrera.  Après 5 mois à tenter juste d'apprendre à compter jusqu'à 10 sans se tromper, savoir qu'un P ce n'est pas un Q, que I n'est pas J, etc, bien go sortez le  ce fameux miraculé de première année, ça va être un gros vent d'espoir pour nous!

Puis tu reçois des appels qui te confirment effectivement les retards, le désarrois des différentes personnes ressources. Depuis des mois on se bat parce que l'on sait que ça ne fonctionne pas, mais à ce point?! Je ne pensais pas, du moins je ne voulais peut-être pas le voir à cause de ce foutu sentiment qu'est l'espoir et cette mauvaise qualité qui est l'entêtement.

Ma matraque a de gros retards depuis sa naissance. Il en a rattrapé plusieurs, il en a acquis des nouveaux et  pour certains l'écart c'est encore plus creusé. Ça m'enrage comme le Xième verre qui tombe parce qu'il a de la difficulté à boire. Parce qu'à un moment donné il y a des choses simples qui se doivent d'être acquises. Simple pour nous, mais pas pour eux, pas pour lui.  On parle de nouveaux diagnostiques possibles qui finissent tous par ''xie'' et qui ne feront en rien pour l'aider dans ses apprentissages, on réalise que son TDAH ne l'aide en rien, même médicamenté et que les tics/maniérismes/stéréotypies sont tellement en effervescence qu'on parle de nouvelles évaluations...Puis ça c'est sans vous parler de son anxiété de performance. Parce que malgré tout, il a conscience de son environnement et que lui, il n'est pas capable comme ses amis de classe. Il dit qu'il est pas bon. Tout ces échecs peuvent mener loin. Comme mener son estime direct aux oubliettes...

Bref, la vie s'acharne beaucoup sur le même petit garçon. Je réalise que les mots lenteur intellectuel et déficience intellectuel (D.I) n'ont pas été écrit pour rien dans certains rapports. Comme on se fait souvent dire qu'on ne peut confirmer avant l'âge de 7-8 ans (et encore selon moi...) ces choses. Mon fils est à l'aube de ses 7 ans et malgré qu'on se dit que non pas lui, on doit commencer à se faire à l'idée. Mon idée à moi (je sais, parfois je vis la tête dans le sable, car ça fait moins mal), c'est qu'on a tout simplement pas encore trouvé la bonne méthode avec lui.

Alors voilà, la nouvelle année m'a fait remarquer tous ces beaux progrès des derniers temps et le plus beau est l'acquisition de la parole. Mais le temps continu de filer et on voit la réalité aussi. Rien n'est simple, il faut se rattacher à ces victoires pour pouvoir remonter sur le ''ring'' et foncer pour eux. Se dire qu'il y a toujours pire que nous. Ici, en 2014, on va recommencer certains processus dans le but de pouvoir lui offrir encore plus. On ouvre la porte à de nouvelles blessures possibles pour mieux l'aider. Parce que la priorité c'est lui et non le coeur de papa et maman qui ont de la rage contre ces injustices ou de la peine.

Ti-lapin, en 2014, on va être fort pour toi et on va se battre pour que tu aies le meilleur et que, comme une petite fleur, tu continues de t'épanouir.

Bonne  et extra-or-de-l'ordinaire année à tous!