Il doit toujours être dans la même pièce que moi...même aux toilettes...Un rien le contrarie (lui qui était déjà facilement contrarié pour tout), un rien le fait exploser. On explique cela par son TDAH, son autisme, ses nombreux problèmes de santé. Tout est toujours excusé. Mais son pédopsy a mis le mot sur le bobo: A-N-X-I-É-T-É. Il fait son angoisse de séparation en retard que je lui ai même répondu. IL a dit oui et encore plus. Votre fils a tellement perdu de repère à la fin de son centre en juin que tous ses comportements anxiogènes ont quintuplés. Hum, logique je crois...lorsqu'on sait qu'un autiste n'aime pas que sa routine soit brisée et qu'ici il est en plus d'une rigidité qui frôle la folie.
Mais là, la rentré c'est faite. Une première journée à son actif qui ne c'est pas déroulé sur des roulettes: recommencé à refuser de s'alimenter, pleurs, impatience, colères multiples, alouette. Après quelques instant il demandait maman comme si j'avais été absente depuis des mois. On y retourne vendredi. Mais entre ces deux journées, les comportements non appropriés de cet été sont au centuple. J'avais presque hâte à son retour au centre de réadaptation (honte à moi-même) pour retrouver mon fils des mois passés même si ce n'était pas le nirvana...Puis là je ne suis plus certaine, ça fait presque peur!
Je me contrôle sur ma propre anxiété des semaines à venir: réintégration au centre, rendez-vous médicaux multiples, examens médicaux multiples, reprise de l'orthophonie et ergothérapie au privée etc. J'ai juste hâte de retrouver un peu de calme, de le retrouver un peu, bref d'être capable de passer au moins 1h sans avoir une crise quelconque provoqué par un malaise que j'ignore totalement. En plus, rien pour aider son ''anxiété'', il est presque souffrant à tous les jours pendants différentes périodes de la journée. Il a mal aux jambes. Un mal qui l'empêche de marcher par bout (trop souvent...). IL ne veut qu'aller en auto ou vouloir se coucher. Puis nous, on tente du mieux qu'on peut de trouver les éléments anxiogènes parce qu'on s'entend qu'un enfant qui ne parle pas vraiment ne te le dira pas?!?! Frustrant....
Alors je vous met un texte provenant de l'Hôpital de Montréal pour enfant qui parle de l'anxiété chez les enfants. Plusieurs pensent qu'un enfant ne peut souffrir d'anxiété. Bien voyons c'est une ''maladie'' de vieux ça! Ça bien l'air que non! Alors voilà à titre informatif, pour démystifier un peu, beaucoup peut-être certains comportements de vos enfants ou d'enfants vous entourant. Bonne lecture!
Les enfants et l'anxiété
L’anxiété, sous certaines formes, est normale pendant l’enfance, notamment l’anxiété en présence d’un étranger; l’anxiété de la séparation, qui survient entre 18 mois et 3 ans; la peur des monstres, qui apparaît vers 4 à 6 ans; et les phobies (ces peurs irrationnelles face à des objets ou des situations), qui sont fréquentes et disparaissent d’elles-mêmes.
Les enfants peuvent se sentir anxieux lorsqu’ils commencent l’école, déménagent, couchent chez un proche, jouent un match important ou étudient en vue d’un examen. Les événements dont font état les journaux et la télévision peuvent aussi causer de l’anxiété chez les enfants. Mais une certaine dose d'anxiété est plutôt saine, puisqu’elle empêche les enfants de prendre des risques inutiles et peut les préparer à des événements troublants de leur vie future.
Les symptômes d’anxiété qu’éprouvent les enfants sont sensiblement les mêmes que ceux des adultes, mais leur façon d’y réagir est différente. En fait, leurs réactions dépendent de leur niveau de développement. Il est donc plus difficile de déterminer si le comportement d’un enfant est un épisode passager, une réaction normale ou un trouble anxieux. Voici certains signes d’anxiété :
- Un changement de comportement (hausse de l’agressivité, besoin intense de s’agripper à une figure rassurante)
- Des problèmes de sommeil
- Un rythme cardiaque plus élevé
- De nouveaux problèmes avec maux de tête, nausées ou maux d’estomac
- Il faut comprendre que la peur est réelle pour l’enfant et écouter ce qu’il a à dire.
- Il faut découvrir ce qui lui fait peur.
- Il faut réconforter et rassurer l’enfant au sujet de ses peurs d’une façon qui lui convient.
- Il ne faut pas minimiser la peur ni donner des réponses techniques ou compliquées.
- Il n’est d’ailleurs pas nécessaire que vous ayez des réponses à toutes les questions de votre enfant.
- Pour découvrir ce à quoi votre enfant pense, encouragez-le à poser des questions au sujet de ce qui se passe par le biais d’un jeu auquel il aime jouer ou du dessin.
- Rappelez à votre enfant anxieux que la plupart des gens sont gentils et attentionnés, et que les héros peuvent être des gens ordinaires qui aident les victimes d’une tragédie.
- Élaborez un plan d’urgence pour la famille, qui précise le lieu de rencontre si un événement inhabituel survient à la maison ou dans les environs, ainsi que l’emplacement des numéros de téléphone des personnes à appeler en cas de besoin et de la trousse de premiers soins.
Quand le comportement anxieux devient systématique ou que l’enfant est si effrayé, si inquiet ou si fragile qu’il n’arrive plus à fonctionner normalement, comme réussir à l’école ou se faire des amis, alors il est possible qu’on soit face à un trouble anxieux.
Les troubles anxieux comptent parmi les plus fréquents problèmes émotionnels de l’enfance et de l’adolescence, et environ la moitié des jeunes qui en souffrent sont aussi aux prises avec un second trouble anxieux ou un autre trouble mental ou comportemental, comme la dépression. La cause des troubles anxieux demeure encore obscure, mais des études laissent croire que les enfants et les adolescents sont plus susceptibles de souffrir d’un trouble anxieux si leurs parents en souffrent.
Types de troubles anxieux
Il y a plusieurs types de troubles anxieux qui peuvent toucher les enfants :
- L’anxiété généralisée, qui se caractérise par des inquiétudes excessives et irréalistes qui n’ont aucun lien avec un quelconque événement récent. Les enfants et les adolescents qui souffrent de ce trouble sont d’ordinaire très timides et tendus, et ont énormément besoin d’être rassurés. Ils peuvent se plaindre de malaises, comme des maux d’estomac, qui ne reposent sur aucun problème physique.
- Les phobies, qui incluent la peur excessive et irrationnelle face à un objet ou une situation, comme les animaux, les hauteurs, les tempêtes ou les espaces clos.
- Le trouble panique, qui inclut des attaques de panique répétées (période de peur intense accompagnée de vives palpitations, de sueurs, d’étourdissements, de nausées ou d’un sentiment de mort imminente) sans cause apparente. La peur de vivre d’autres attaques de panique bouleverse énormément les enfants atteints de ce trouble.
- Le trouble obsessivo-compulsif (TOC), qui se caractérise par l’incapacité de l’enfant à bloquer un schéma de pensées ou de comportements répétitifs, comme se laver les mains, compter des objets ou les replacer.
- Le syndrome de stress post-traumatique (SSPT), qui peut se développer chez l’enfant ou l’adolescent à la suite d’un événement très stressant (comme de la violence sexuelle ou autre), qui fait en sorte de lui faire revivre à répétition l’événement traumatique par des souvenirs, des retours en arrière (flashbacks) ou des pensées troubles.
Heureusement, les graves problèmes d’anxiété vécus par les enfants peuvent être traités avec succès. Les approches de traitement des troubles anxieux sont nombreuses et incluent le traitement cognitif du comportement (les enfants apprennent à faire face à leurs peurs en modifiant leurs façons de penser et d’agir); la thérapie individuelle; la thérapie familiale; la formation parentale; et la médication. Certains enfants aux prises avec des troubles anxieux profiteront avantageusement d’une seule forme de traitement; d’autres auront besoin de différents traitements conjugués, comme d’une thérapie individuelle et d’un anxiolytique à court terme, ou même d’un antidépresseur.
Bien que certains signes d’anxiété soient habituels chez de jeunes enfants, il est important de reconnaître et de s’occuper de tout ce qui va au-delà d’une anxiété passagère après l’âge de 6 ans. Si on ne le diagnostique pas, un trouble d’anxiété grave peut avoir des effets à long terme et perturber énormément la vie de l’enfant. En fait, les troubles d’anxiété qui ne sont pas traités chez les enfants peuvent nuire à leur rendement scolaire et leur aptitude à se faire des amis. Ils peuvent aussi entraîner une faible estime de soi et mener à la consommation d’alcool ou de drogue, à des problèmes d’adaptation en milieu de travail et à des troubles anxieux à l’âge adulte.
Que faire
Si un enfant a des problèmes d’anxiété, appelez son médecin et prenez rendez-vous pour discuter de la situation. Comme plusieurs problèmes médicaux provoquent des symptômes analogues à ceux des troubles anxieux, le médecin devrait procéder à un examen physique complet. Une fois les problèmes médicaux écartés, le médecin devrait s’intéresser attentivement à ce qui pourrait être la cause de l’anxiété, comme des problèmes au sein de la famille ou avec les pairs. Au besoin, le médecin peut diriger l’enfant et la famille vers un spécialiste en santé mentale. Faites appel à un spécialiste expérimenté et formé pour travailler avec les enfants et les adolescents, qui utilise des thérapies comportementales ou cognitives du comportement, et qui peux prescrire des médicaments pour des troubles anxieux ou collabore avec un médecin qui peut le faire.
Utiliser les médicaments judicieusement
Certains traitements des troubles anxieux peuvent inclure la prise de médicaments anxiolytiques ou antidépresseurs.
En septembre 2004, la Food and Drug Administration a émis un avertissement à l’effet que les antidépresseurs rendaient suicidaires certains enfants et adolescents. En fait, les enfants et les adolescents qui prennent des antidépresseurs sont deux fois plus à risque que ceux qui reçoivent un placebo de devenir suicidaires. Mais, dans l’ensemble, le risque de suicide est quand même faible. On estime que si 100 patients prennent des médicaments à la place de placebo, deux ou trois jeunes de plus deviendront suicidaires.
Consultez un médecin si:
Consultez un médecin si:
- L’anxiété nuit aux activités familiales
- L’anxiété empêche l’enfant de se faire des amis
- L’anxiété perturbe les habitudes de sommeil
- L’anxiété devient une excuse pour ne pas aller à l’école
- L’anxiété mène à un comportement compulsif
- L’anxiété mène à des peurs ou des phobies extrêmes
01-09-06 Hôpital de Montréal pour enfants - SW
http://www.thechildren.com/fr/sante/pathologies.aspx?iID=74
Merci ! C'est un problème réel et quand on en parle, on se rend compte qu'elle est partout...
RépondreSupprimerJe vous souhaite que le retour aux jours plus calmes se fassent le plus rapidement et doucement à la foi.
Merci aussi pour ton lien, il serait intéressant qu'un plus grand nombre de parents puissent le lire!
Courage pour les prochaines semaines, xxx
tu es une maman formidable ,j'espère que vous allez voir le bout de tunnel dans les jours à venir ,tu n'es pas seule je m'identifie dans pas mal de vos passages au quotidien.allez courage on est avec toi.
RépondreSupprimerNe lâchez pas! Vous êtes une belle famille et vous travaillez très fort pour le bien-être de votre fils.
RépondreSupprimerP.S. avez-vous reçu les voitures?
Sophie
Merci à vous 3 de vos commentaires.
RépondreSupprimerSophie oui, nous les avons reçus vendredi dernier. Merci beaucoup, mon fils était très impressionné par la carte des Petits Einstein hihi