On ne s'en rend pas toujours compte ou peut-être ne prenons nous juste pas le temps de prendre le temps de s'écouter. Lorsque j'étais jeune on disait souvent de nous, pauvres adolescents, que nous étions la génération à se regarder le nombril. Peut-être que cela était vrai, mais n'empêche je crois avoir bien réussit à parvenir à atteindre plusieurs de mes objectifs de vie malgré un supposé nombrilisme.
Depuis que je me suis lancée dans l'aventure des bébés, je me suis reléguée au dernier plan. Faisant passer ma progéniture avant tout, chose tout à fait normale. Puis est venu le fameux diagnostique de fiston qui est venu mettre un énorme écart entre la maman que je suis et la femme. Faute de temps, par peine, par colère, pas espoir je me suis reléguée aux oubliettes pour assurer la bonheur de mon petit garçon et que ma mini ''n'écope'' pas de cette situation familiale. Un enfant handicapé, on se le cachera pas, ça change de tout au tout une vie personnelle, familiale et sociale.
Puis, presque 1 an plus tard, la vie m'a envoyé un beau gros cadeau. Un cadeau me faisant réaliser que je dois réexister pour ma survie, mais surtout pour continuer d'être là pour fiston, fille et homme. Un cadeau me faisant prendre conscience que l'humaine en moi est toujours là et qu'elle désir vraiment sortir de ce trou béant. Il aura fallu 8 semaines d'antibiotiques ( et malheureusement je devrai surement en reprendre) pour traiter 2 infections, une pneumonie, une sinusite et une otite...
Depuis presque 2 mois je fais chaque matin et chaque soir un party de pillules. Je peux vous assurer que j' ai réellement été ''magané'' comme jamais je ne l'avais encore été. Je remerci mon homme d'avoir été là...j'ai vraiment trouvé cela dur de continuer la routine malgré les microbes essayant de me mettre ''k.o''.
Alors j'ai pris les derniers jours pour me remettre sur pieds et comme plusieurs demandaient pourquoi je ne venais plus écrire, j'ai jugé bon de vous faire part de ce petit à côté de ma vie, de la leçon que la vie m'a donné en décembre et janvier.
À tous je vous dis de prendre soin de vous et de ne pas oublier d'exister...En existant, on est pas mal plus fort pour surmonter le quotidien que nos enfants nous font vivre de mille et une façons!
Alors GO NOMBRILISME GO!
Chère Caroline, on dirait bien qu'on vit à peu près la même chose en même temps! Curieusement, toutes les deux parlons de cadeau...
RépondreSupprimerMais effectivement, si nous le prenons de cette façon, cela ne pourra qu'être un bon déclencheur pour nous aider à recommencer à prendre soin de nous et ainsi être capable de continuer à prendre soin de notre famille.
Solidairement, une maman fiévreuse...
En effet un petit son de cloche a sonné pour nous...
RépondreSupprimerComment vas tu??