Voilà le temps des fêtes est presque passé. Je suis presque heureuse que tout ait été si tranquille, parce que on ne se cachera pas que cette période débalance pas mal tous les enfants et encore plus un enfant ayant besoin d'horaires fixes et ayant une multitudes de rigidités.
J'avais pris soin de faire les repas de Noël à la maison pour éviter le plus possible de perturber un quotidien ''roadé'' au quart de tour où l'imprévu est très peu présent, question de voir au bon fonctionnement général de fiston. Mais bon... ça allait presque dans le sens d'une mission de paix humanitaire; c'est-à-dire une quasi impossibilité. On s'en ai quand même sortis vivants! À part les routines dodos perturbés qui nous ont amené à prendre jusqu'à 2 heures pour le faire dormir, des réveils aux heures et des crises nocturnes interminables, des augmentations de flapping et d'écholalie puis du camping dans le lit de maman et papa; je suis bien heureuse du déroulement général.
Par contre, encore une fois, j'ai trouvé cela difficile de voir ma fille faire des oh wow!, maman! C'est bôôô!!! devant tous ses cadeaux. De voir ses grands yeux illuminés qui devaient éclairés aussi loin que le ''spot'' de la Place Ville-Marie, quand au matin du 25 je lui ai dit de venir voir si le Père-Noël avait mangé ses biscuits et apporter des cadeaux. Quel joie (et quel soulagement je ne vous le cacherai pas...) de voir ma fille avoir de vrais émotions et de surtout être si spontanée pour les exprimer et les démontrer!
Tout à fait à l'inverse de Zak qui a demeuré le visage figé tout le long de la distribution des cadeaux. Sans sourire. Sans même nous regarder. Sans même regarder la personne qui lui donne (sauf pour un stéthoscope jouet qui fait le rire d'un bébé pour les 12 mois) Aucune émotion visible, mais à l'intérieur de ce petit corps un mélange explosif d'émotions: l'angoisse de tout ce monde dans sa maison, l'incompréhension de cette excitation de tous et chacun, devoir faire face à une tonne de stimuli non-habituels, aucune place où se cacher ou s'auto-stimuler tranquille, tout le monde qui lui parle, le touche, devoir déballer une tonne de cadeaux et ne rien comprendre, car une boîte c'est loin d'être assez concret pour Zak, etc... Puis la ''non-dite'' déception de ceux ayant donné le cadeau de voir que coco n'a aucune réaction, mais une maman qui sait qu'une fois la maisonnée vidée et redevenue normale, Zak la matraque aura une tonne de plaisirs avec ses nouveaux jouets; seul.
Cette année j'ai choisis mes batailles. Je ne me suis pas justifiée de rien face à Zak. Je ne me suis pas excusée de ses comportements hors normes, de son indifférence. Il est comme il est, en déplaise à quiconque. Mon fils a vécu son 3e Noël à sa manière et mon rôle de maman a été de respecter SA différence dans ce tourbillon annuel. Maintenant que c'est chose faite, j'attends de pied ferme le premier commentaire face à tout cela... comme quoi un cœur de maman ça n'arrête jamais de défendre son petit oisillon...
Ça m'arrache le coeur à chaque fois de te lire, tu es boulversante de sincérité et d'honnêteté ! Bonne année 2010 à ta belle petite famille !
RépondreSupprimerJ'espère que ta famille est compréhensive. Ben non il réagit pas à ses cadeaux, mais ça veut pas dire qu'il ne les "aimera" pas. Il faut pas se blesser avec ça. Prends toutes les joies que t'apporte ta fille comme positif et tu sais où aller chercher le positif de ton garçon. Tu as un beau cadeau d'une certaine façon, une vision sur deux mondes ! ;)
RépondreSupprimerPour son 3e Noël,c'est dommage de sentir le besoin d'expliquer le pourquoi du comment, les gens devraient commencer à le connaitre, non?!
RépondreSupprimerMoi je n'ai pas bcp de difficulté à expliquer aux gens, mais je suis déjà de nature à toujours justifier tout! C'est un besoin d'être bien comprise, et de sentir tout le monde à l'aise autour de moi... Et je ne le ressent absolument pas comme une "défense". Je crois que j'ai accepté la situation, avec ses pours et ses contres... Et une fois que tu as confiance en toi, les autres, connus ou inconnus, en font autant, naturellement.
On est les meilleures et les plus spécialisées des éducatrices pour nos enfants qui sont tous des particularités si uniques, il faut croire en soi. Prendre des décision et les assumer si fort que personne ne doute de ton travail. Et pour faire ça, rien de mieux que de s'informer à mort! De travailler très serré avec les intervenants de toutes sortes, et de s'entourer de gens compréhensifs, si possible qui vivent les mêmes choses...
As-tu participé au programme YAPP pour les parents d'enfants différents? C'est ça qui m'a permis d'avancer le plus! On se voit encore, deux ans et demi après le programme de 10 semaines... Je te le souhaite tellement. Ça se donne par le CLSC.
Et puis ça ne sert à rien d'attendre de pied ferme les commentaires... Si quelqu'un pose des questions, il faut utiliser l'occasion pour les éduquer, et si ils ont des commentaires déplacés... Je pense qu'il y a des chances que cette relation d'amitié ou autre à besoin d'une mise au point, ou d'un point final!
J'espère que je suis bien comprise... je ne veux pas te dire quoi faire, mais je suis tellement plus en paix avec moi même depuis que je ne m'en fait plus avec le regard des autres... Et pas seulement à l'intérieur, parce qu'une personne qui est bien, heureuse et confiante, ça rayonne, et ça inspire bcp de respect.
xx