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samedi 7 février 2009

Une naissance si attendue...récit d'un accouchement...

Voici le récit de la naissance de Zak que nous avions mis sur un forum de mamans quelques semaines après sa naissance. Nous nous sommes toujours questionnés à savoir si le manque d'oxygène pouvait être en cause avec les différents retards que tu as et les différents troubles de comportement et développement. Personne ne nous répond clairement sur ce sujet lorsque nous posons la question.



Une naissance...



À 34 semaines, maman a été mise au repos, car déjà tu montrais des signes que tu voulais sortir. Maman était ouverte à 1,5 cm et dilatée à 30%. Je devais faire le minimum pour que tu restes bien au chaud dans mon bedon jusqu’à au moins 37 semaines. Maman a pris au sérieux (mais active comme je suis, cela était tout un défi!) cette ordonnance et a décidé de se dorloter jusqu’à ce que tu te pointes. Petit coquin que tu étais déjà, tu as décidé de rester au chaud jusqu’à 37 semaines et c’est tant mieux, mais tu as décidé de me faire languir jusqu’à 40 semaines!


Voici donc, mon petit poulet; les derniers instants de la grossesse de maman jusqu’à ta venue au monde…


Samedi le 14 avril 2007 (nuit du 13 au 14) : maman se couche pour la nuit, mais a des petites contractions qui deviennent de plus plus en plus fortes. Je décide d’aller prendre un bain. Tout se passe lorsque je retourne me coucher. Le samedi matin au lever, maman dit à papa que ses petites culottes sont toutes mouillées, mais tous les 2 nous croyons que ce ne sont que des pertes normales de bouchon ou de pipi. Maman retourne se coucher quand papa quitte pour le travail et les contractions recommencent. C’est comme si on prenait une grosse barre de fer et que l’on m’assenait de gros coups dans les cuisses. Mes hanches veulent se fendre et le bedon veut m’éclater. Je compte les contractions, mais elles ne sont pas régulières. Ta mamie Nicole téléphone vers les 11h00 (samedi le 14) et tout se calme une fois de plus! Le soir, maman a des pertes gélatineuses de teinte rosée et elle se dit que ça devrait être bientôt puisque je commence à perdre mon bouchon muqueux.

Dimanche le 15 avril 2007 (nuit du 14 au 15): toute la nuit le même manège se répète. À mon lever en même temps que papa, qui se prépare à se rendre au travail, je constate que mes petites culottes sont encore mouillées. Je n’en fait pas de cas, car dans la journée, je suis au sec. Si c’est juste la nuit ça ne doit pas être mes membranes! Lorsque je retourne me coucher les petits maux de la veille au matin recommencent. Même manège; tout se calme… Vers les 15h00, maman décide de se reposer un peu, car elle commence à avoir des contractions. Disons que je suis allée un peu fort dans le ménage. J’ai tellement hâte de te voir que je fais les trucs de ‘’grand-mère’’.À son arrivée du travail à 16h00, papa me demande si tout va bien. Je ne peux retenir mes larmes et lui dit que c’est vraiment intense comme douleur! Je me repose encore un peu et puis hop! Plus rien. On décide donc de me changer les idées et nous allons manger au resto. Au repas, j’ai quelques contractions très douloureuses mais sans plus. Dans la soirée, maman remarque qu’elle a des pertes gélatineuses de plus en plus rosées et tirant vers le rouge.

Lundi le 16 avril 2007 (nuit du 15 au 16): maman arrive à dormir une bonne nuit, mais au matin, wow! Encore la même situation. Maman commence à se dire qu’elle a bien hâte que tout s’enclenche vraiment, car elle commence à avoir un peu de fatigue accumulée à endurer tout ça. Au dernier rendez-vous le 11 avril maman était à 3.5 cm et effacée à 80%. Alors j’imagine que c’est pour très bientôt… mais bon je ne me fais pas d’accroire! Les dates probables d’accouchement ne sont pas une science exacte! La preuve on me disait que j’avais des chances d’accoucher prématurément et maman a contredit la science hihihi! Quand papa téléphone du travail, maman lui demande de prendre congé si c’est possible à partir de jeudi pour m’accompagner à mon (espérons le) dernier rendez-vous. Je sens que la fin approche et je suis anxieuse d’être seule à la maison.

Mardi le 17 avril 2007 (nuit du 16 au 17) : mon petit poussin, tu ne devineras pas quoi?!? Eh oui! Maman a encore une de ces fameuses nuits et matinées! Papa m’annonce avant de quitter pour la détention qu’il va prendre congé à partir de mercredi. Je le soupçonne d’être un tantinet inquiet et nerveux ou je devrais peut-être dire méga inquiet et nerveux! Papi Pierre vient voir son bébé ( et oui, maman est le bébé de quelqu’un elle aussi…) vers les 11h00 a.m. Il me dit d’appeler à la maternité que c’est peut-être le temps que j’accouche, qu’ils vont répondre à mes inquiétudes…car je commence à perdre des gouttes de sang quand je vais uriner. Je lui dit que je vais attendre que papa revienne du travail et que si tout va encore tout croche, je vais appeler ou me rendre à la maternité. Quand papa arrive du travail, tout va bien, maman a même refait son ménage au complet! (au cas où…) Je commence à avoir hâte de plus en plus à mon rendez-vous de jeudi le 19 avril 2007, car je me dis qu’à force d’avoir contractée de la sorte je doit être proche d’être dilatée totalement et ouverte beaucoup plus. Nous nous couchons vers 23h30, car papa a décidé de prendre congé et nous avons regardé la télévision. Les contractions recommencent, mais vraiment intenses et très rapprochées elles sont au 4-5 minutes. Je prend un bain et me recouche. Rien ne passe tout continu à être au 4-5 minutes. Maman laisse dormir papa. Elle se dit qu’elle va attendre le bon moment pour le réveiller sans le faire paniquer. Alors après 2 heures à endurer, je réveille papa de la manière suivante : «Yanick (je lui fais une petite poussée) je pense que c’est peut-être le moment. J’ai mal, j’ai pris un bain et ça ne passe pas. En fait ça ne va pas.» Il me demande si je veux quitter tout de suite. Je lui dis que je vais attendre encore un peu. Quelques minutes plus tard, j’ouvre la lumière de la chambre et me cambre sur le bord du lit comme ils nous l’ont montré aux cours prénatal. Je respire et me concentre fortement. Papa me redemande si je veux aller à l’hôpital. Je lui dit que ça serait peut-être mieux. Je lui demande de ne pas appeler personne, car tes mamies voulaient que l’on appelle peut importe l’heure. J’aime mieux attendre et appeler quand je vais être certaine que c’est le temps. Nous quittons la maison à 2h35 et arrivons à l’hôpital vers 2h50. Nous passons par l’urgence, car c’est là que la feuille mémo qui nous avait été remise nous disait de se présenter. Mais incroyable! C’est même pas là qu’il fallait entrer. La porte de la maternité est ouverte la nuit. Ça vaut la peine de payer 125$ pour de mauvaises info! Pendant que papa stationne la voiture, l’agent de sécurité m’installe sur une chaise roulante et me fait la conversation. Lorsqu’il me dit que la porte du pavillon où est la maternité est ouverte même la nuit, je deviens un peu fâchée. J’aurais pu me sauver quelques minutes, car dès que nous avons mis le nez dehors de la maison, les contractions sont devenues aux 2 minutes. Je ne l’ai pas dit à papa, car je voyais bien qu’il était nerveux. Mais en embarquant sur l’autoroute, ça l’a sortie tout seul, papa a entendu que j’étais au 2 minutes et maman a sentie la voiture accélérée un peu plus!

À 3h00 nous sommes au département de la maternité. L’infirmière me pose quelques questions et m’amène dans une salle d’accouchement pour faire un examen et voir si c’est la bonne fois. Elle n’a pas le temps de rentrer ses doigts que ce qui reste de mes membranes sort. Et oui, maman avait les membranes fissurées depuis probablement samedi.
Elle m’annonce donc que ça y est que c’est cette nuit que ça se passe. Je suis à 6 cm à ce premier examen. Sa collègue et elle essaie de me poser mon soluté, pour mes antibiotiques, car maman a un souffle au cœur. Elles ne sont pas capable. Elle se dépêche d’attraper l’anesthésiste qui a 3 épidurales à faire. C’est ce dernier qui réussit à piquer maman et à faire mon prélèvement sanguin pour ma future épidurale. Je lui demande si ça va être long. Elle me dit que ça ne devrait pas. ½ heure plus tard, elle me dit que l’anesthésiste fait ses 3 dernières épidurales et que c’est à mon tour. OUF! Un peu plus et je ne l’avais pas rendue ouverte comme j’étais. Maman fait beaucoup de respirations et de méditation pour se concentrer sur sa douleur et être ainsi en mesure de s’endurer. Lorsque l’infirmière me dit que je peux aller a la toilette et que je dois m’installer pour mon épidurale, car c’est mon tour je suis soulagée. Je ne peux pas dire combien de temps j’ai attendu sur le bord du lit, mais ça m’a semblé interminable!

À environ 4h30, on me fait mon épidurale. Que c’est difficile de ne pas bouger lorsque le doc me fait ma piqûre et que j’ai des contractions. Mais après quelques minutes quel soulagement. Je commence à parler de tout et de rien, car je commence à avoir l’adrénaline à ‘’on’’.

Vers 5h30, on me fait un autre examen et je suis à 9.5 cm. On appel le médecin.

Maman commence à pousser

À 6h00; je vois la tête de mon médecin et c’est là que je prend pleinement conscience que d’ici peu je vais te tenir dans mes bras. Je débute ma poussée. Papa est toujours à mes côtés et il est sans le savoir d’un grand support et soulagement même si je vois très bien qu’il est nerveux. Je pousse pendant 2 heures. Lorsque l’on commence à voir ta petite tête le médecin me demande si je veux voir. À ma grande surprise je dis oui, moi qui est disons un peu sensible, je trouve ça vraiment extraordinaire, surtout lorsqu’il me dit que je peux te toucher. Tu es resté pris longtemps à la même place ce qui a entraîner une petite détresse chez toi.

Oh! Une petite tête chevelue!

7h30, l’infirmière me dit : «Aller je veux voir ça c’te bébé là avant de finir de travailler. Pousse fort! Té capable!» Je pousse, pousse, pousse. Elle enlève ma jaquette pour que je puisse faire le kangourou avec toi.

7h48, ton petit cœur a décéléré et remonté plusieurs fois jusqu’à ce que je réussisse à t’expulser. On te met sur moi mais tu a fais une selle dans mon ventre lorsque tu as été en détresse et tu as tout avalé. Tu es tout vert et ça l’a même revoler jusque dans le visage de maman. Miam! Miam! Que c’est bon du méconium de Zak! Mais c’est pas grave j’ai mon ti bébé sur moi enfin! Mais tu as les petits pieds et les petites mains cyanosés, tu ne pleure pas (et cela m’inquiète même si on m’a dit que cela n’était pas obligatoire que bébé pleure!) et tout à cou il me semble que tu n’es pas dans un état normal de bébé. Tu ne bouges pas vraiment et tes yeux sont perdus. On ne t’entend pas respirer clairement. Le docteur t’enlève immédiatement de moi. Mais le temps que tout cela se passe, papa a pu couper ton cordon. Les émotions de papa étaient au maximum tout comme ta maman. Lorsque je vois qu’ils t’amènent dans une petite salle pour te nettoyer et te faire quelques soins, mon cœur bat la chamade. Je deviens en panique lorsque j’entend plusieurs pas rentrer dans ce petit local et le mot code. Mamie qui a assisté à ta venue au monde vient me voir et me dit que tout va bien aller de ne pas m’inquiéter, mais je ne suis pas folle, je vois bien qu’il y a quelque chose. Après plusieurs minutes, qui m’ont semblées des heures, on m’explique ce qui c’est passé et on me met ton petit corps sur moi quelques minutes. On m’annonce qu’ils t’amènent en soins intermédiaires avec papa. Pendant ce temps on me nettoie (maman a déchiré au 2e degré). L’infirmière vient me dire que tout va bien aller et me souhaite bonne chance. Sa remplaçante est super fine. Lorsqu’elle revient de la pouponnière elle me calme et me rassure et procède à mon transfert dans ma chambre au retour de papa. Papa me dit que tout va bien aller.

9h00 Maman arrive dans sa chambre. Je demande si je peux aller te voir. On me dit que je dois uriner avant et être capable de marcher seule. Je dis que je veux aller à la toilette tout de suite. L’infirmière me dit que je devrais manger avant et ensuite y aller le temps que les nerfs se calment. Je dis d’accord, je mange en 5 minutes et la rappelle. Tout va bien, je suis capable d’uriner et de marcher. Papa m’accompagne à la pouponnière. On me montre où tu es. Tu es sous air chaud et monitoré et tout va maintenant bien. Tu as encore des sécrétions, mais c’est sans danger. On me demande si je veux te prendre. Je dis bien sur et on me montre comment te donner le doigt comme une suce. Tu m’avales presque la main! Tu t’annonces déjà un gros téteux! L’infirmière me dit que le médecin va être là dans quelques minutes. Nous sommes présentement 10h15. Le médecin t’examine et tout est beau tu as le ok pour venir t’installer avec maman et papa dans ma chambre.

10h30 Tu arrives dans la chambre et on me fait donner le sein. Tu y vas fort! C’est vraiment spécial comme sensation et c’est un lien extraordinaire que nous venons de tisser ensemble. Le sentiment qui m’habite maintenant est et sera à jamais gravé dans mon cœur.

Maman et papa ont eu peur. C’est leur premier bébé et ne s’attendaient pas à une venue au monde aussi forte en émotions. Nous en convenons que tu vas faire du co-dodo avec nous. Papa ne voulait pas au début, mais les émotions trop fortes, nous te voulons toujours à nos côtés.

Un petit ange venue droit du ciel pour réchauffer nos cœurs…

Maman te garde très près d’elle…

En ce mercredi 18 avril 2007, toi petit Zak à maman, tu es né après 5h de travail à l’hôpital incluant 2 heures intenses de poussées. Mais en fait j’ai fait du travail pendant plus de 4 jours. (en fin de compte, quand j’y repense j’aurais pu te tenir qui sait? le dimanche dans mes bras!?!) Mesurant 19 pouces et pesant 7 lbs et 10 onces, tu as plein de cheveux! À partir de ce moment maman a compris ce qu’était d’aimer sans condition. Ce que je ressens depuis mercredi ne se décrit pas. Je pense à tout ça et les larmes me viennent. Quel beau moment, quel souvenir, quel cadeau de vie! Maman n’oubliera jamais et elle tenait à te partager ton histoire sur ta venue au monde.


En ce matin ensoleillé qui a changé notre vie à jamais nous te promettons de te donner tout l'amour possible pour te guider dans la vie qui s'offre maintenant à toi.


Nous t'aimons plus que tout notre ti-poulet Zak, le bébounet à maman, le boubou à papa, le Zakcoco de notre cœur!


Papa et maman
-xxx-





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